« Hôpital de rue » dans la manif du 14/11

COMMUNIQUE DE PRESSE : Mobilisation du 14 novembre

L’hôpital de rue éphémère du Printemps de la Psychiatrie

Le printemps de la psychiatrie est partie prenante de la mobilisation du jeudi 14 novembre 2019 de l’ensemble des acteurs du système public de santé. L’hôpital public est en cours de destruction tout comme les dispositifs ambulatoires alternatifs proposés par le service public.

En psychiatrie, quand ils ne sont pas enfermés et camisolés physiquement et chimiquement, les usagers sont de plus en plus abandonnés, souvent mis à la rue : faute de place, faute d’aide et faute d’une conception des soins accueillante et humaniste. Les familles sont abandonnées, les équipes se sentent maltraitantes.

En pédopsychiatrie, les enfants et les familles sont abandonnés à l’évolution des troubles, souvent graves, sans soins réels et sans un travail d’accompagnement social et éducatif qui s’adapte à leurs besoins.

Dans ce contexte, nous proposons la création d’un hôpital de rue éphémère sur le lieu de départ de la manifestation parisienne de 12h à 14h où nous accueillerons toutes et tous pour soigner les soins et le lien social. Ce sera l’occasion d’actions et d’une conférence de presse à 13h00.

Nous appellerons à l’assemblée générale nationale du Printemps de la psychiatrie le samedi 30 novembre de 11h à 17h au Théâtre de Gennevilliers (41 avenue de Grésillons à Gennevilliers, Métro Gabriel Péri).

Le Printemps de la Psychiatrie

10 novembre 2019

printempsdelapsychiatrie@gmail.com

Communiqué de soutien aux blouses noires

Communiqué de soutien à la grève des professionnels de Saint-Etienne-du-Rouvray

19 septembre 2019

Le Printemps de la psychiatrie apporte son soutien à la nouvelle mobilisation des professionnels de la psychiatrie publique en grève depuis ce jour à Saint-Etienne-du-Rouvray. En mai 2018, ces professionnels avaient été jusqu’à mettre en jeu leur vie dans une grève de la faim inédite en psychiatrie. Leur lutte avait été le détonateur des soulèvements des secteurs et hôpitaux de la psychiatrie publique partout sur le territoire.

Au terme de leur lutte, ils avaient obtenu des engagements des tutelles et de leur direction pour le recrutement de nouveaux professionnels. Là comme dans d’autres champs de la société, les promesses non tenues deviennent la règle pour les directions et les tutelles, qui sont plus intéressées par leur communication et leurs éléments de langage plutôt que par le traitement réel de la situation.

Les professionnels du Rouvray se retrouvent encore à la place de lanceurs d’alerte de la catastrophe en cours pour les usagers de la psychiatrie publique, les professionnels et tout citoyen. La psychatrie et la pédo-psychiatrie sont prises en tenaille entre d’une part les pénuries de sens, de travail collectif, de financement et d’autre part l’inflation des contraintes physiques (camisoles, isolement), des contraintes managériales (réduire toujours plus le nombre de professionnels) et les contraintes budgétaires des chantres de la rigueur.

Le nouveau soulèvement du Rouvray en appelle d’autres. Dans les suites de l’assemblée générale du collectif inter-urgences, le printemps de la psychiatrie appelle à soutenir les usagers et professionnels du Rouvray ainsi que toutes les initiatives qui ne se contenteraient pas de l’adaptation à cette situation d’effondrement généralisé. Que ce soit en psychiatrie, aux urgences, dans les EHPAD, dans le travail social et plus largement dans le service public de santé.

Lors de la conférence de presse hier pour présenter son rapport, sollicitée au sujet de cette grève, Martine Wonner proposait de « donner toutes les autorisations au privé pour faire du secteur ». Ne laissons pas faire cette politique de destruction massive qui sous couvert de réorganisations entend faire toujours plus de profits.

Communiqué de soutien au collectif de la Mili’tente du CHS G. Marchant à Toulouse

Réunis en assemblée générale à Paris le 22 juin 2019, les membres du Printemps de la Psychiatrie saluent la lutte en cours menée par le collectif de la mili’tente au CHS G. Marchant à Toulouse. Ils leurs apportent leur total soutien et resteront attentifs aux suites données à cette lutte. Par là-même, ils dénoncent la casse de la politique de secteur et l’érosion des moyens du soin en psychiatrie.

page Facebook de l’hôpital Marchant en lutte

Urgences : appel à manifester le 6 juin

Communiqué du Printemps de la psychiatrie

Pour un accueil inconditionnel et digne des personnes aux Urgences

Nous, citoyen.ne.s signataires du Manifeste du Printemps de la psychiatrie  «Pour un renouveau des soins psychiques»,  qui commence par ces mots :

« La psychiatrie et la pédopsychiatrie n’en peuvent plus. Depuis déjà plusieurs décennies, ceux qui les font vivre ne cessent de dénoncer leur désagrégation et de lutter contre le déclin dramatique des façons d’accueillir et de soigner les personnes qui vivent au cours de leur existence une précarité psychique douloureuse. En vain le plus souvent. Ce qui est en crise, c’est notre hospitalité, l’attention primordiale accordée à chacun et à un soin psychique cousu-main, à rebours du traitement prêt-à-porter standardisé qui se veut toujours plus actuel. Les mouvements des hôpitaux du Rouvray, Le Havre, Amiens, Niort, Moisselles, Paris… ont su bousculer l’indifférence médiatique et rendre visible au plus grand nombre le chaos qui guette la psychiatrie. Pour percer le mur du silence, il n’aura fallu rien de moins qu’une grève de la faim … »

– avons apporté notre soutien à la mobilisation des soignants des services d’urgences par le communiqué du 30 avril dernier,

– nous engageons toujours davantage à leurs côtés en rejoignant leur appel à grève et manifestation le 6 juin 2019, relayé par la Fédération Sud Santé sociaux qui a déposé un préavis de grève.

Nous avons pris connaissance de la situation catastrophique des urgences du Centre hospitalier de Lons-le-Saulnier et des réquisitions de personnels que la police vient chercher à toute heure à leur domicile.

La situation aux urgences est le reflet de la déliquescence programmée des services, l’illustration de toutes les insuffisances : le défaut d’accès aux soins de ville, le reste à charge, l’humiliation des « parcours sociaux » réservée aux plus précaires et aux pauvres, le défaut de moyens aux urgences, en psychiatrie et dans les EHPAD, l’attente grandissante, l’épuisement secondaire des équipes.

Faute de formation aux problématiques psychiques, faute d’un nombre suffisant de soignants et donc de temps pour un accueil attentif des personnes en grande souffrance ou en crise, le passage aux urgences se termine pour elles bien trop souvent par la mise sous contention et une hospitalisation sous contrainte, des traumatismes qui pourraient être évités.

La mort d’un patient en mai 2018 à l’Hôpital européen Georges Pompidou à Paris dans des conditions dénoncées par des médecins réanimateurs eux-mêmes est sous le coup d’une omerta de la part de la direction de l’Hôpital et de l’AP-HP (Mediapart, article du 2 juin 2019).

Fusions de services et restructurations génèrent des soins sous haute tension. Chaque site dysfonctionnant devient l’occasion d’une fermeture avec de lourdes conséquences pour les sites voisins.

Comme les soignant.e.s des urgences, nous citoyen.ne.s, exigeons les moyens humains nécessaires pour soigner les personnes et les accueillir dans des conditions dignes, qui respectent leurs droits fondamentaux et, selon une éthique sur laquelle il est impossible de transiger.

Printemps de la psychiatrie, le 4 juin 2019

 

Rendez-vous à Montparnasse le 6 juin à 13 heures, pour manifester en direction du ministère des Solidarités et de la Santé.

 

Pétition : Non à l’omerta généralisée !

NON À L’OMERTA GÉNÉRALISÉE !

REFUSONS LA POLITIQUE DE LA PEUR.

Dénoncer la destruction délibérée des services publics, la dégradation des soins, notamment en psychiatrie, mais aussi dans les EHPAD et dans les services d’urgence, fait l’objet d’une répression accrue.

La dénonciation par les salariés de la perte de sens de leur travail et de la maltraitance institutionnalisée n’est pas supportée par les hiérarchies. Ces dernières évoquent un prétendu devoir de réserve ne visant qu’à cacher la dégradation organisée des services publics du sanitaire, du médico-social et du social.

Tous les salariés des services publics sont fragilisés par la disparition programmée déjà en cours des statuts, remplacés par des contrats à durée déterminée ; c’est la loi travail qui s’applique progressivement à tous.

Les travailleurs de la santé sont encouragés à la dénonciation et au fichage des militants blessés (notamment les Gilets Jaunes) au moyen du fichier SI-VIC. Les patients en souffrance (dépression, tentatives de suicide, etc.) font l’objet d’un fichage (HOPSYWEB) dénoncé sans succès par l’ensemble des organisations professionnelles et des associations d’usagers et de familles.

Le Conseil de l’ordre des médecins soutient les employeurs qui portent plainte contre les médecins du travail et d’autres médecins qui ont établi des certificats dans des cas de souffrance au travail. Là encore, on veut faire taire les paroles dissidentes.

Enfin, une véritable censure tend à être rétablie au nom d’une prétendue lutte contre les fake news. Ainsi en va-t-il avec la loi contre la manipulation de l’information, ainsi en va-t-il avec les convocations par la DGSI de plusieurs journalistes dans le but de connaître leurs sources. Pas étonnant que la France soit 32e au classement mondial de la liberté de la presse !

Actuellement, les émissions de service public qui donnent la parole aux lanceurs d’alerte avec un minimum de sécurité sont menacées d’une interruption prochaine. Nous nous opposons à la disparition programmée des émissions d’investigation : Comme un bruit qui court mais aussi Complément d’enquête, Cash investigation

Manifestement, un des enjeux pour le gouvernement est que la casse des services publics soit organisée en silence ; pour cela, il faut museler les lanceurs d’alerte. C’est une véritable omerta sur les méfaits du libéralisme qui s’installe ! Alors même que le procès des dirigeants de France Telecom a enfin lieu.

Nous ne nous ferons pas complices de cette politique-là en gardant le silence !

La liberté d’expression et de diffusion des idées est une des conditions de l’émancipation !

Printemps de la psychiatrie, le 27 mai 2019

Pour signer cette pétition : https://www.mesopinions.com/petition/sante/omerta-generalisee-refusons-politique-peur/66880

Pour signer la pétition pour le maintien de l’émission Comme un bruit qui court :

https://www.change.org/p/laurence-bloch-directrice-france-inter-maintien-de-l-emission-comme-un-bruit-qui-court-sur-france-inter