Communiqué de l’U.S.P. du 19 septembre 2019

Qui est responsable de la catastrophe ?

Le 18 septembre a été publié le rapport de la « Mission parlementaire sur l’organisation territoriale de la santé mentale » dont les deux co-rapporteures sont Martine Wonner (LREM) et Caroline Fiat (FI).

Une délégation de l’USP était présente lors de la présentation de ce rapport à l’Assemblée nationale, ayant été auparavant auditionnée par cette commission avec d’autres syndicats de psychiatres.

Ce rapport est explosif : la situation de la psychiatrie est dite « catastrophique », « accablante » ; ce rapport est présenté comme étant un cri d’alarme.

Des préconisations y sont faites, souvent anciennes mais cependant intéressantes : mettre l’accent sur le lien avec les médecins généralistes, donner un rôle plus important aux psychologues, combattre les inégalités territoriales, etc . La Contrôleuse générale de lieux de privation de libertés est citée à juste titre. Les deux parlementaires nous disent avoir entendu les inquiétudes, les angoisses des soignants, des patients et de leurs familles, et leur avoir donné une tribune dans ce rapport parlementaire. Dont acte.

Notons que ce rapport ne se réfère pas au travail en cours de Madame Buzyn ministre de la santé. Nous ne saurions en faire grief aux deux parlementaires tant le bilan de ce ministère, dans la continuité des précédents, est pitoyable. Cela vaut-il dénonciation ?

Ayant reçu ce long rapport il y a quelques heures, nous ne saurions en faire dès à présent une analyse exhaustive ; nous saluons l’importance de ce travail, de ce bilan de la situation de la psychiatrie. Bilan catastrophique donc :

« La filière psychiatrique et en particulier la psychiatrie publique est au bord de l’implosion, et la sur-occupation des lits est un fléau pour les patients comme pour les soignants ».

Mais la question qui s’impose à nous est la suivante : y aurait il un consensus allant de la droite macronienne à la gauche de FI à propos de la psychiatrie comme la présentation de ce rapport pourrait le faire craindre ? Non, bien sûr. Mais l’exercice parlementaire gomme les aspérités des contradictions vécues.

Ce rapport cite Bonnafé et salue le Printemps de la psychiatrie. Fort bien, mais le Printemps de la psychiatrie désigne ses adversaires : les capitalistes de l’hospitalisation privée, ceux de l’industrie pharmaceutique, les idéologues de la fondation FondaMental, et leurs amis, alliés, et mercenaires. C’est pour cela que nous sommes présents dans ce mouvement aux côtés de beaucoup d’autres. Et nous ne ferons pas de consensus avec ces adversaires : mille conférences et rapports n’y changeraient rien.

Quelques premières remarques à propos de ce rapport :

-Dans le résumé de ce rapport, nous lisons : « la psychiatrie de secteur a pu freiner le développement d’une expertise plus spécialisée indispensable pour certains patients ». La formule vient annuler l’hommage classique à Bonnafé : la sectorisation aurait empêché le développement d’une pensées acérée. Mensonge et manipulation.

-A plusieurs reprises l’hospitalisation privée est placée sur le même plan que l’hospitalisation publique. Madame Wonner dont les liens avec les chefs de l’hospitalisation privée sont connus, se montre ainsi bien sur la même ligne que les propagandistes néolibéraux de FondaMental (dont le professeur Leboyer est une figure de proue) : ouvrir de nouveaux marchés aux cliniques privées.

-Ce rapport insiste sur un nécessaire passage à 80% d’ambulatoire : vœu pieux fort estimable. Mais madame Wonner tient ensuite à préciser que contrairement à Madame Fiat elle estime que cela doit se faire sans création de poste…mais avec augmentation de budget. Difficile de marier la carpe et le lapin.

Nous avons tenté de faire entendre lors de cette présentation la voix des grévistes de l’hôpital du Rouvray qui s’engagent dans une grève illimitée, un an après la grève de la faim qui aboutit à un protocole d’accord. Mais aujourd’hui leur direction d’hôpital et leur ARS ne tiennent pas leurs engagements, trahissent la parole donnée.

Nous avons fait résonner l’exigence de la Coordination inter urgences de plus de lits d’hospitalisation, plus de personnels, et des augmentation de salaires, sans être entendu par Madame Wonner.

Dire que la situation était catastrophique est très justifié mais doit être complété par la dénonciation des responsables : les néolibéraux et leur management terrifiant, et Sarkozy incarnant le tournant sécuritaire.

Nous dénonçons ceux qui saccagent le service public pour livrer par fragments aux intérêts privés. Nous dénonçons madame Buzyn qui au nom de la bonne gouvernance liquide les possibilités mêmes du soin psychiatrique en s’appuyant sur les directives autoritaires de la Haute autorité de santé. La référence faite dans ce rapport, à plusieurs reprises , à la nécessité d’une direction politique ferme de la psychiatrie ne peut être dans ce contexte que source d’inquiétude pour nous.

 

Pour l’Union Syndicale de la Psychiatrie :

Pascal Boissel , Philippe Gasser, Delphine Glachant

U.S.P. : Appel à la grève le 9 mai 2019

Le service public est malade, délabré par plusieurs décennies de restrictions et de réformes destructrices, au nom de la sacro-sainte concurrence. Cette politique s’aggrave depuis 2017.

Le traitement, un projet de réforme de la fonction publique prescrit par les Drs Macron, Philippe et Buzyn menace d’achever le malade !

L’USP appelle à faire grève le 9 mai, et à participer à toute manifestation syndicale pour sauver notre service public.

Pascal Boissel
Président de l’Union Syndicale de la Psychiatrie

Appel de l’U.S.P. (pétition)

Appel : nous, psychiatres en colère, rassemblons nous !

Le 34e congrès de l’USP s’est tenu ces 29 et 30 mars à Besançon. Lors de ce rassemblement, nous avons écouté des ex-grévistes de la faim du Rouvray, des « perchés » du Havre, des militantes de la Psychiatrie parisienne unifiée. Nous avons échangé avec eux longuement et intensément.

La veille, lors d’une réunion-débat, nous avions écouté Charles Piaget, celui qui fut le principal porte-parole de la longue lutte des « Lip », à Besançon, en 1973. Avant-hier comme aujourd’hui, une lutte antihiérarchique est nécessaire et s’impose. Comme Charles Piaget l’a dit de son ton doux en conclusion de nos échanges, nous avons « les mêmes ennemis ». L’auto-organisation est à nouveau à l’ordre du jour, avec l’émancipation sociale comme projet.

Au Rouvray, au Havre, à Amiens, à Niort, à Paris ou à Lyon, la situation qui est faite aux patients hospitalisés est devenue insupportable. Les grévistes de la faim du Rouvray en furent réduits à un engagement de leur corps. Corps qui, pour tous ces soignant.e.s, assignés à un rôle d’exécutant, est en jeu dans les soins du quotidien. Ce sont eux qui nursent, ce sont eux qui piquent, qui vont en « renfort », qui exercent les contentions.

Leur courage exige que nous parlions et agissions, nous aussi.

Nous, psychiatres, sommes ici interpellés quant à notre éthique professionnelle : nous non plus, nous n’acceptons plus que la maltraitance institutionnelle soit la norme dans les services psychiatriques, comme dans les autres lieux de travail.

Nous ne supporterons plus la déshumanisation des soins insidieusement à l’œuvre au travers de la quantité de protocoles à appliquer et d’une nuée de directives, lesquels réduisent nos capacités à penser. C’est l’aboutissement d’un management destructeur et consciemment organisé qui amène les uns et les autres à être sinon directement maltraitants, du moins complices de maltraitance ou indifférents aux maltraitances voisines.

Cela suffit !

Notre travail que nous savons utile, ce savoir-faire dont nous connaissons l’efficacité, sont mis en danger.

Nous, psychiatres, comme tous les autres soignants, nous sommes face à nos responsabilités, plus que jamais, différemment d’auparavant. Nous sommes en colère et déterminés à ne plus nous faire complices par notre silence de cette destruction orchestrée.

La reconquête d’une parole libre, collective, inventive, voilà ce dont les soignants en lutte ont témoigné. De même, dans les années 1970, les années 1968, les ouvriers de « Lip » portèrent cette subversion par la parole qui s’exprimait aussi dans des centaines d’usines, de bureaux, d’universités.

C’est cette parole inventive qui est au cœur même de notre travail, de notre éthique professionnelle, de nos choix de vie. Et nous savons que pour se déployer elle porte en elle une exigence de temps et d’espace. C’est au creux de cette exigence que nous décidons d’ancrer notre lutte.

Nous en appelons à nos consœurs et à nos confrères : si comme nous, vous décidez qu’il est plus que temps de vous engager pour que cessent ces scandales quotidiens que nous vivons, rencontrons-nous, partageons et agissons ensemble. Il nous faut rompre avec l’omerta, il nous faut nous adresser à la population, il nous faut rejoindre les actions du Printemps de la psychiatrie, il nous faut aller sur le chemin ouvert par ceux du Rouvray, du Havre, d’Amiens et tous les autres.

Pascal Boissel (Poitiers), Delphine Glachant (Les Murets), Fanny Rebuffat (Reims)
avec l’accord et le soutien du Conseil national de l’USP

Pour signer cet appel à votre tour : https://www.change.org/p/pascal-boissel-appel-nous-psychiatres-en-col%C3%A8re-rassemblons-nous

Texte lu le 21 Mars (U.S.P.)

Pourquoi l’USP s’est engagé dans le Printemps de la psychiatrie ?

Parce que depuis des décennies, ce sont des gestionnaires technocrates qui contrôlent les politiques de santé et nous ont amenés à des restrictions budgétaires qui ont complètement étouffé notre système de santé.

Les budgets de la psychiatrie sont sous-dotés depuis des années, comme si la psychiatrie était une sous-spécialité, comme si les personnes dont elle s’occupe étaient des sous-patients. Comme s’il était possible de prodiguer du soin psychique avec toujours moins de moyens.

Depuis des décennies, les lits d’hospitalisation ont baissé de 60%, ce dont on pourrait se réjouir si des moyens substantiels avaient été mis sur l’ambulatoire, les alternatives à l’hospitalisation,  car l’hôpital n’est pas une fin en soi, bien au contraire.

Oui, le soin psychique coûte cher. Notre outil de travail est la relation. Et pour cela, il faut du personnel et du personnel bien formé. Or ces formations sont bradées, année après année, chaque corps de métier étant petit à petit dépossédé de ses savoirs. Je ne parlerai pas du CES de Psychiatrie pour les médecins car je n’étais pour ainsi dire pas née quand il a été intégré au concours de l’internat. Le diplôme d’infirmier de secteur psychiatrique a disparu en 1992. Depuis quelques années, les cours et les stages de Psychiatrie sont réduits à leur portion congrue. Concernant les futurs psychiatres, plus récemment, la réforme de l’internat de Psychiatrie oblige les internes à faire au moins trois stages de leur cursus dans les CHU. Autrement dit les oblige à se tenir éloignés des centres hospitaliers spécialisés, des hôpitaux psychiatriques, du secteur, lesquels prennent en charge 80% des patients. Tout ça pour mieux leur formater le cerveau à la psychiatrie biologique et comportementaliste, si ce n’est pas les neurosciences.

Depuis des années nous sommes entravés dans notre travail clinique par l’empiètement de la bureaucratie dans le quotidien, les protocoles, les certifications….laissant les personnels de moins en moins disponibles à la relation avec les patients. Nous n’avons plus de temps pour rien. Surtout pas pour penser. Les psychiatres enchainent les entretiens, quand ils en font encore, les infirmiers préparent les médicaments quand ils ne sont pas devant leurs écrans d’ordinateur.

Plus récemment, nous sommes attaqués par des propos dégradants émanant d’organisations comme Fondamental, soutenues par les forces capitalistes qui, au nom de la « science », discréditent le travail effectué au quotidien et dans la durée, auprès des patients les plus vulnérables.

Fondamental, fondation qui œuvre à la remise au travail des personnes qui souffrent de troubles psychiques, car non seulement les soins psychiatriques coûtent cher à la sécurité sociale mais ils coûtent aussi aux entreprises par l’absence des personnes concernées à leur poste de travail ou leur manque de productivité.

Nous en avons assez qu’on nous dicte comment on doit prendre en charge les patients. Ras le bol des cellules qualité. Ras le bol des directives de la DGOS, la dernière en date expliquant comment doit se faire la réhabilitation, à coups de programmes d’éducation thérapeutique, d’entraînement des compétences et des habiletés sociales, etc. tout ça, dans des centres intersectoriels…. comme si les clubs thérapeutiques ne travaillaient pas déjà ces questions-là, sur le secteur, depuis des années. Autre directive, autre ambiance.

L’USP dénonce aussi l’instrumentalisation de la Psychiatrie publique pour servir la politique nationale du gouvernement pour contrôler l’ordre public. Certes, le psychiatre a toujours eu ce rôle ambigu de contrôle de l’ordre social en enfermant les malades « dangereux » pour leur prodiguer des soins, mais le gouvernement voudrait maintenant nous faire collaborer à la dénonciation aux autorités locales des personnes hospitalisées sous contrainte. Le gouvernement a voulu nous faire dénoncer aux autorités préfectorales les étrangers en situation irrégulière à la sortie d’hospitalisation. Et on le sait aussi, dans sa loi asile et immigration de 2018, le gouvernement a largement restreint l’accès aux cartes de séjour pour raison de santé aux étrangers, notamment ceux souffrant de troubles psychiques, et particulièrement les migrants souffrant de troubles post-traumatiques.

En plus de toutes les raisons que j’ai énumérées, L’USP a aussi été très touché par les grèves dures des collectifs soignants dans les hôpitaux, certains allant même jusqu’à mettre leur vie en jeu, pour dénoncer leurs conditions de travail insupportables et la perte de sens de leurs métiers.

Dès l’été dernier, l’USP a contacté un certain nombre de personnes que nous savions concernées par tout cela. Nous avons commencé à nous réunir à l’automne, animés de l’envie de réfléchir ensemble, patients, familles et professionnels, à la manière de sauver le soin psychique, de revaloriser et repenser le travail des collectifs soignants, retrouver la dignité de l’hospitalité.

Au fil des débats, c’est la nécessité d’un Printemps de la Psychiatrie qui a émergé, comme un mouvement de renouveau. Un mouvement pour changer le paysage de la psychiatrie pour ses acteurs : patients, familles et professionnels. Un mouvement qui ne durera pas qu’un Printemps mais va au contraire s’inscrire dans la durée. Parce que nous sommes déterminés à ce que cela change.

 

Appel à la grève le 21 mars (USP)

Levons-nous, ils sont devenus fous !

Parce que notre métier consiste à observer, écouter, laisser du temps à la relation, laisser du temps au silence,
Parce que notre métier consiste à donner du sens aux symptômes plutôt que chercher à les anéantir au plus vite,
Parce que notre métier consiste à échanger avec les soignants, psychologues et tout autre personnel qui entoure le patient, à débattre, à se disputer,
Parce que les protocoles, « prêts à penser défensifs » (Oury), nous entravent dans notre créativité et notre humanité,
Parce que nous ne voulons plus nous laisser engloutir par toutes les tâches administratives,
Parce que nous ne voulons pas être les bras armés d’une société sécuritaire et de moins en moins respectueuse du sujet,
Parce que la rentabilité économique est devenue la règle et nous tue,
Parce que nous voulons continuer à travailler à l’émancipation des patients,
Parce que nous croyons en un Printemps de la Psychiatrie,
Parce que nous souhaitons un renouveau du soin psychique (Manifeste « Printemps de la psychiatrie » )
Nous appelons tous les psychiatres, psychologues et tous les autres personnels soignants, sociaux-éducatifs et administratifs à la grève le jeudi 21 mars et à participer à la manifestation nationale qui se tiendra à Paris et aux rassemblements qui se tiendront partout en France.
Pour une Psychiatrie faite et défaite par tou.te.s. (Gentis)

Communiqué de presse de l’U.S.P.

Le 28 janvier janvier 2019 :

Laissons à Agnès Buzyn l’austérité hivernale, et mettons le cap vers un Printemps de la psychiatrie !

Agnès Buzyn a pour la deuxième fois présenté ses orientations lors du Congrès de l’Encéphale, un des temples des neurosciences et des laboratoires pharmaceutiques.

Les mesures qu’elle y a annoncées visent à réduire la psychiatrie à ses dimensions éducatives, sécuritaires ou de traitement de symptômes (communiqué Buzyn, feuille de déroute de la psychiatrie). Le budget annoncé, 50 millions, c’est une paille (un poste par secteur et inter-secteur). La destruction en cours de la psychiatrie de secteur reste dans le logiciel du ministère.

Au contraire de la ministre, avec les autres signataires du Manifeste « Printemps de la psychiatrie », nous affirmons que la psyché humaine est tellement complexe qu’elle n’obéit à aucune causalité, simple et univoque, qu’elle se moque des réductions idéologiques. Nous nous opposons donc à toute politique d’homogénéisation des pratiques. La diversité des pratiques et des modèles doit être respectée et la formation des soignants, médecins ou non, doit la garantir.

Nous affirmons que la politique de secteur (quand elle existe), représente un exemple qui, selon nous, devrait être suivi par les autres spécialités, notamment pour ce qui concerne la continuité des soins, l’articulation temps plein temps partiel, l’ambulatoire, les pratiques en réseau, la liaison entre divers intervenants. Cela implique comme condition indispensable que les agents, médicaux ou autres, ne sont pas interchangeables. Il s’agit là d’une nécessité impérieuse pour pouvoir mettre en œuvre un dispositif permettant de proposer des soins à toute la population sans discrimination tout en apportant une réponse singulière et évolutive dans le temps.

La manifestation nationale du 22 janvier 2019 qui a réuni à Paris des centaines de soignants, familles et patients, a fait entendre des voix que Madame Buzyn continue à ignorer, à mépriser.

La politique que nous voulons, que nous exigeons, avec ces manifestants et avec bien d’autres, est celle qui laisse la possibilité à la créativité, à l’artisanat au quotidien de fleurir. Il faut comme condition à cette possibilité en finir avec l’instrumentalisation sécuritaire de notre discipline. Il faut en finir avec la modélisation et de la standardisation à l’œuvre, avec la dictature comptable (communiqué Non à la dictature comptable !).

Les migacs, les ordonnances d’Etat, les budgets fléchés (outre l’appauvrissement des pratiques) ont un coût : ils sont source de gaspillages, ils cassent des dispositifs pertinents et ainsi génèrent un surcoût. Cette logique d’un financement sur la base d’indicateurs quels qu’ils soient – qualité, parcours – présente toujours les mêmes travers (communiqué Le monde de la santé selon Macron est un monde en ruine). Elle favorise la discrimination entre les patients, ceux qui sont adaptables au dispositif et les autres. Elle favorise le privé lucratif au détriment du public et de ses impératifs d’accès pour tous.

Il faut un mode de financement stable, lisible sur la durée permettant aux équipes d’adapter le dispositif en fonction des besoins et des moyens réels et permettant l’accès à des soins psychiques de qualité pour toutes et tous sur l’ensemble du territoire (Contribution de l’USP pour la table ronde du 17 janvier 2019)

L’USP renouvelle son appel à soutenir toute lutte ou mouvement non violent et non fascisant permettant de mettre fin à cette politique (communiqué Redonnez-nous un(e) ministre de la Santé !). C’était pourquoi nous étions dans la rue le 22 janvier, c’est pourquoi nous nous préparons à y retourner. …
L’« urgence psychiatrique » c’est d’inventer partout mille printemps de la psychiatrie !

Pascal Boissel, président
Pierre Paresys et Philippe Gasser, vice-présidents