à Marseille, 2ème Atelier pour la refondation du service public hospitalier

le 3 et 4 juillet 2021 : « Pour une reconquête de l’hôpital public et du soin! »

pour s’inscrire :

https://ateliersrefondationhopitalpublic.org/atelier-de-marseille-a-venir/

Programme complet :

Appel à mobilisation le 24 juin 2021, en faveur de la psychiatrie publique

« C’est un appel aux collègues, ceux-ci ne se limitant pas aux psychiatres ! Appel à se rassembler, débattre, agir… pour un plan de sauvetage de la psychiatrie publique. Le délai est court, mais suffisant pour se donner un point de rdv dans chaque hôpital et discuter ensemble, tous ensemble… Débrayer une heure ou une demi- journée. Ou se retrouver une heure dans les cmp comme point de rassemblement de l’extrahospitalier…. Tout est possible si on le décide ! »

Delphine Glachant

Prise de parole du Printemps à la manif du 29 mai 2021

Prise de parole du Printemps de la psychiatrie

Manifestation internationale du 29 mai 2021 pour l’égalité d’accès à des soins de qualité

Boulevard de l’Hôpital, Centre hospitalier Pitié Salpêtrière

Le collectif Printemps de la psychiatrie s’est créé en 2018 dans un moment où des soignants de la psychiatrie en étaient venus à mettre en œuvre des actions fortes, par exemple les soignants de l’Hôpital du Rouvray à Sotteville-les-Rouen qui ont fait une grève de la faim, longue. Si de belles promesses leur ont été faites à la fin, à l’heure actuelle, il ne s’est pas passé grand-chose, voire la situation s’est aggravée. Il y a eu aussi les Perchés du Havre et d’autres. À ce moment-là, beaucoup de soignants des hôpitaux psychiatrique de la France entière et de l’Ile de France se sont regroupés au sein d’un collectif nommé Printemps de la psychiatrie, et ils ont publié le manifeste « Pour un renouveau des soins psychiques », d’où le nom de Printemps avec l’idée que cela peut repousser.

Il y a eu ensuite plusieurs manifestations à Paris mais je vais repartir d’un moment précis, celui du 14 février 2020, où les soignants des collectifs Inter-Urgences, Inter-Hôpitaux, etc. avaient appelé à une manifestation avec le slogan « J’aime mon hôpital » donc je me bats pour lui. Le Printemps de la psychiatrie était partenaire de cette manifestation. Il y a eu des réunions inter-organisations, inter-collectifs pour travailler à une convergence des actions.

Deux jours auparavant nous avions appris qu’une infirmière d’un hôpital psychiatrique, près de Poitiers avait été tuée par un patient. Le patient s’était enfui, puis était revenu et s’était livré à la police. Ce matin, j’écoute France Info et j’entends qu’une policière a pris des coups de couteau à La Chapelle-sur-Erdre, d’un homme probablement, peut-être, schizophrène, qui avait séjourné en prison. Peut-être n’était-il pas là où il aurait dû être, c’est-à-dire en hôpital psychiatrique et en prison où les possibilités de soins sont encore plus dégradées qu’à l’hôpital. Nous n’en savons rien. En entendant cette information ce matin, cela faisait un curieux écho avec cette manifestation du 14 février 2020.

Pour penser et construire l’avenir, nous étions ce matin réunis en AG du Printemps de la psychiatrie à Montreuil qui faisait suite à une mobilisation du 2 mai où avec les collectifs L’Appel des Appels et le collectif des 39 – La nuit sécuritaire, nous avons débattu. D’abord de ce qui se passe actuellement pour les psychologues, les multiples attaques auxquelles ils font face.

Il y a un double discours : ces pauvres enfants, ces pauvres étudiants, ils souffrent sur le plan psychique, il faut faire quelque chose. Alors on sort des arrêtés, des projets de loi qui visent à imposer aux psychologues de travailler d’une certaine façon, « mono-orientée » comme on aime bien le dire au ministère de la santé mais dans un autre contexte. Les psychologues devront faire la preuve qu’ils ont suivi telle formation et s’ils ne l’ont pas faite, ils devront la faire obligatoirement s’ils veulent rentrer dans le dispositif. Il s’agit là de l’arrêté du 10 mars 2021. Olivier Véran lui-même a pris un autre arrêté, daté du 12 mai 2021, faisant suite aux annonces d’Emmanuel Macron à Reims en avril où ce dernier avait promis de faire quelque chose pour les enfants.

Il s’agit d’un forfait de 10 séances, pour les enfants de 3 à 17 ans avec un tarif de consultation validé – pour les psychologues qui travaillent uniquement en libéral. Bientôt, avec l’arrêté du 10 mars, les familles et les patients n’auront plus la liberté d’avoir accès au psy de leur choix avec une orientation qui leur convienne. Ça se passe déjà dans les CMPP de Nouvelle-Aquitaine. Et les psychologues n’auront plus le choix de leur orientation.

L’heure est grave. Quelles sont les perspectives de lutte ?

Le 10 juin, rassemblement à l’appel des psychologues au ministère de la santé.

Un rendez-vous est demandé avec les ministères et instances concernées y compris avec Emmanuel Macron. Celui-ci-ci a voulu que s’organisent des Assises pour la psychiatrie et la santé mentale. Au sein du Printemps de la psychiatrie, on a une idée de la coloration qu’elles vont prendre, là aussi ce sera « mono-orienté », car il y a une fondation, FondaMental, qui dicte au gouvernement toute la politique concernant la psychiatrie, à savoir rééducation, réhabilitation psychosociale, centres experts, et bien sûr médicaments. Exit la parole, le lien social…

Le Printemps de la psychiatrie se prépare à organiser des contre-assises de la psychiatrie.

Mobilisation le 3 juillet 2021

voici le Flyer et l’appel à témoignages d’une grande journée de mobilisation qui se tiendra le samedi 3 Juillet 2021 à partir de 14h

à l’hôpital de jour Gombault Darnaud, au 24 rue Bayen 75017 Paris.

Cette journée est organisée par les associations Autis’Mob, Ecole de Bayen et CLE-Autistes, avec la Radio Colifata, et s’inscrit dans la mobilisation contre les politiques publiques actuelles de la pédopsychiatrie. 

N’hésitez pas à diffuser, à témoigner et à venir nombreux!

A.G. du Printemps le 29 mai

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU PRINTEMPS DE LA PSYCHIATRIE

Samedi 29 MAI 2021 de 10 h à 12 h 30

Espace AERI, 57, rue Etienne Marcel, 93100 Montreuil

M° Croix de Chavaux – ligne 9

Et en visioconférence :
https://us02web.zoom.us/j/82298507231?pwd=dnFsWFd2WFFSMjMyanhWWmkxV25VUT09

ID de réunion : 822 9850 7231
Code secret : 814824

Dans les suites du rassemblement organisé par L’Appel des Appels, le Collectif les 39 et le Printemps de la psychiatrie le 2 mai 2021,

Dans les suites des débats que nous menons tout au long de l’année au sein du Printemps de la psychiatrie, dans le sens d’une pratique humaniste de la psychiatrie, pluridimensionnelle, dans une complémentarité d’approches, loin des orientations purement scientistes, loin du déni imposé de la vie psychique, loin des plateformes au détriment du soin des patients, loin des pratiques d’isolement et de contention…

L’AG lancera la préparation des « Contre-assises » ou « Assises debout ! » décidées le 2 mai dernier pour nous faire entendre alors qu’auront lieu fin juin-début juillet 2021 les « Assises nationales de la psychiatrie et de la santé mentale » voulues par le Président de la République et dont ni le lieu ni la date ne sont précisément connus pour l’instant.

Pierre DELION, Roland GORI et Laurence COHEN participeront à ces échanges.

L’AG initialement prévue toute la journée sera écourtée pour nous permettre de rejoindre à 13h la manifestation européenne pour la santé devant le Centre hospitalier Pitié-Salpêtrière. Les représentants des organisations syndicales, des collectifs de soignants et d’usagers prendront la parole jusqu’au départ de la manifestation à 14 heures à destination de la place de la République via la place de la Bastille.

Le temps pour préparer ces contre-assises est court et jalonné d’autres mobilisations : congrès de l’USP les 4 et 5 juin à Rouen, grève et rassemblements à l’initiative des psychologues le 10 juin devant le ministère de la santé et des solidarités à Paris et devant les ARS en régions, mobilisation de la fonction publique et pour la défense du système de santé le 15 juin, assises de la protection de l’enfance à Nantes les 24 et 25 juin.

Le Printemps de la psychiatrie, avec toutes ses composantes, poursuit son travail de recueil de l’état des lieux, de construction de liens, d’élaboration et il pose des actes, propose des actions. Les contre-assises de la psychiatrie telles que nous commençons à les penser en seront un temps fort, a contrario des discours normatifs et textes de lois ineptes.

Nous vous espérons nombreux samedi pour avancer dans la mise en œuvre de cette indispensable contre-offensive.

AGENDA MAI-JUIN 2021

MAI

Samedi 29 mai, 10 h : Assemblée générale du Printemps de la psychiatrie à l’A.E.R.I, 57, rue Etienne Marcel, 93100 Montreuil, M°9 – Croix de Chavaux

Départ en manifestation vers 12 h 30 : APPEL A LA MOBILISATION INTERNATIONALE DE LA SANTE (RDV devant la Pitié Salpêtrière pour les prises de parole).

JUIN

Vendredi 4 au dimanche 6 : 36ème Congrès annuel de l’USP à Rouen sur le thème des libertés.

Jeudi 10 juin à 13 H 30 : Manifestation des psychologues, à Paris devant le Ministère de la Santé (en province devant les ARS ou la Préfecture selon l’organisation locale proposée)

Congrès de l’USP : Les libertés

36ème congrès annuel de l’Union Syndicale de la Psychiatrie à Rouen, du 4 au 6 Juin

À l’heure de la pandémie de Covid-19 qui n’en finit pas, nous sommes toujours et sans cesse entravés dans nos vies : confinés, déconfinés, reconfinés, masqués, sous couvre-feu, privés de relations sociales, privés de convivialité, de toucher, de rencontres familiales, amicales, amoureuses.
Certains en paient le prix fort : les étudiants, les jeunes, les personnes âgées, les plus démunis. Ces derniers sont en plus privés d’accès aux soins, ont été touchés par une mortalité plus élevée que les autres et ont subi des conséquences socioéconomiques plus marquées.
Pendant ce temps-là, alors que le Ségur de la santé a été une farce, la destruction des hôpitaux se poursuit, les lits continuent de fermer et en psychiatrie, les rapports tombent les uns après les autres, préconisant d’aller toujours plus loin dans l’annihilation de la psychiatrie de secteur, épousant les propositions contenues dans la réforme du financement qui s’appliquera dès 2022.
L’introduction d’une dotation à l’activité va bouleverser les manières de travailler et laissera sur le côté les patients nécessitant des soins dans la durée. C’est la dictature de l’économie sur le soin qui est en marche.
À cette heure, les pratiques d’isolement et de contention, en augmentation croissante dans les unités d’hospitalisation, sont légitimement interrogées mais de façon bien cavalière par l’article 84 de la Loi de financement de la Sécurité sociale. Nous débattrons dans ce congrès de ces situations de privation de liberté et leurs conséquences sur les patients et les professionnels.
Nous analyserons cet article 84 sur la contention, qui a le mérite d’introduire l’autorisation du juge des Libertés et de la Détention sur cette pratique, mais de façon facultative et ne résout en rien sa persistance.
Enfin nous débattrons de la pente autoritaire sur laquelle s’est engagée le gouvernement par ses pratiques répressives et les lois liberticides qui s’accumulent sous couvert d’état d’urgence.

Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre Etat-providence ne sont pas des coûts ou des charges, mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché.
Emmanuel Macron, 12 mars 2020

PROGRAMME

Vendredi 4 juin 
- 9 heures : accueil

- 9 heures à 12 heures
Après une introduction par Delphine Glachant, discussion sur l’état des lieux des piquets de grève trois ans après les actions de 2018.
Présidée par Fethi Bretel
Invités : Les grévistes du Rouvray, du Havre, de la Psychiatrie Parisienne Unifiée, d’Amiens. 
En présence des syndicats SUD et CGT

- 14 heures – 16 heures 
Contention et isolement : quel vécu ? Professionnels de la psychiatrie et usagers s’expriment.
Présidé par Pierre Paresys
Invités : Humapsy, Advocacy, le Fil Conducteur Psy ; Philippe Laville (LDH) et les grévistes de 2018.

- 20 heures – 22 h 30
« Et si on inventait une vraie démocratie sanitaire ? » Réunion ouverte en présence de Sandrine Deloche, pédopsychiatre et Evelyne Sire-Marin, magistrate.
Présidée par Pascal Boissel

Samedi 5 juin 
- 10 heures – 12 h 30
Article 84 de la LFSS
Présidé par Claire Gekiere.
Invités : Jean Vignes (NSED), Le Fil conducteur Psy

- 14 h 00– 17 heures 
L’irresponsabilité pénale
Invitée : Sarah Massoud, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature
Présidé par Jean-Pierre Martin

17 heures 
Hommage à Alain Chabert

Dimanche 6 juin
10 heures à 13 heures
Vote des motions

Lieu du congrès :
Espace du Moineau-Centre Diocésain
41 route de Neufchâtel -76044 ROUEN

Pour s’inscrire :