Comment traiter les troubles psychiatriques ? ARTE (07/02/2019)

 

Enfermement, soins : comment traiter les troubles psychiatriques ? 
Déjà connue de la justice et du milieu médical, la principale suspecte dans l’incendie d’un immeuble du 16e arrondissement de Paris présente des troubles psychiatriques. Son profil interpelle : était-elle suivie ? Des médecins tirent la sonnette d’alarme au sujet de ces personnes souffrantes délaissées et le personnel médical se mobilise, partout en France, contre le manque de moyens et les sous-effectifs dans les hôpitaux psychiatriques. Malgré 50 millions d’euros alloués à ce secteur cette année, la situation semble délétère. Comment se passe la prise en charge de la folie en France ? La psychiatrie est-elle le parent pauvre de la médecine ? Pour en débattre, nous recevons Mathieu Bellahsen, psychiatre, médecin-chef d’un secteur de psychiatrie publique, Marie-Jeanne Richard, présidente de l’Union des familles de personnes malades psychiques et Daniel Zagury, expert psychiatre auprès des tribunaux.


Présentation : Elisabeth Quin

Pays : France

Année : 2019

à partir de 13Min40

https://tinyurl.com/yc7buhvl

46 min
Disponible du 07/02/2019 au 08/04/2019

Nouvel Obs

« Ce qui est en crise, c’est notre hospitalité » : la psychiatrie craque

Le monde de la psychiatrie est vent debout contre la tendance au « management » qui touche les établissements de soins. Et elle le fait savoir. Reportage Article d’Anne Crignon, édition numérique du Nouvel Obs

Le monde psychiatrique est en train de craquer complètement. « Pas des gouttes, de l’écoute » est le slogan qui résume bien l’état d’esprit des quelque mille manifestants rassemblés ce mardi 22 janvier, place de la République, à Paris, dans le froid et la neige. Il y avait là des psychiatres, des psychologues, des infirmières et des aides-soignants, et aussi des travailleurs sociaux, des familles et des patients choqués par la manière dont ils ont été maltraités dans un hôpital psychiatrique (HP).

Ils sont venus à l’appel du Collectif Pinel en Lutte d’Amiens, lequel a mené l’an dernier une grève de sept mois et campé devant son hôpital pendant douze semaines, jusqu’à obtenir la création de 30 postes sur les 60 demandés. Tous ceux qui protestent, souvent de manière spectaculaire « parce que la psychiatrie et la pédopsychiatrie n’en peuvent plus », étaient là : les Perchés du Havre, demeurés des jours et des nuits sur le toit de leur HP pour exiger des moyens décents, le collectif Pédopsychiatres du 19e en Lutte, remonté contre les « graves attaques financières et idéologiques de la part des pouvoirs publics », les soignants du Rouvray, à Sotteville-lès-Rouen, qui ont fait une grève de la faim pour être entendus.

Il y avait mille protestataires place de la République, mais chacun en représentait bien d’autres : on ne quitte pas si facilement pour la journée un hôpital en sous-effectif : 25 % des postes sont en déshérence, selon Union syndicale de la psychiatrie (USP). Il y avait aussi dans la foule une trentaine de « gilets jaunes ». pour lire la suite  https://www.nouvelobs.com/sante/20190124.OBS10443/ce-qui-est-en-crise-c-est-notre-hospitalite-la-psychiatrie-craque.html