Le Printemps de la Psychiatrie apporte son soutien total au mouvement des PADHUE (Praticien À Diplôme Hors Union Européenne). Il est scandaleux que des collègues qui permettent aux établissements de santé français de continuer à fonctionner soient aussi maltraités.
Le Printemps de la Psychiatrie appelle à un soutien total du mouvement actuel et appelle toutes les organisations de la Psychiatrie et du médicosocial à participer à cette mobilisation. Au-delà il serait essentiel d’œuvrer pour l’intégration de tous les médecins à diplôme étranger actuellement en poste par validation des acquis de l’expérience, titres et travaux. Cela suppose de lutter contre les tendances xénophobes et néocolonialistes, afin d’accueillir dignement les collègues à diplôme étranger en les rémunérant dignement.
NIMES, les 21, 22 et 23 mars : 40ème Congrès annuel de l’USP, « PSYCARITE, précarité, soins, exclusion. Il y a-t-il encore une place pour une psychiatrie sociale? »
Jeudi 27, vendredi 28 à Laragne-Mongéglin (Alpes de Haute-Provence) : « Oser rater »colloque organisé par l’Afrepsha et le Serpsy
Samedi 29 à Besançon : 37ème journée de Psychothérapie institutionnelle de la Fédération Inter Associations Culturelles, Être joyeux, c’est sérieux ! (précédée le vendredi 28 par l’Assemblée générale des associations de la FIAC au Centre Hospitalier de Novillars).
Elle s’appelle Ahou Drayaei et selon nos informations[1] elle a été enfermée en psychiatrie pour avoir désobéi à l’ordre moral imposé par le régime iranien avec sa police des mœurs.
Ahou Daryaei est une étudiante iranienne qui après avoir été violemment agressée par une milice islamique pour sa tenue jugée non conforme aux règles vestimentaires imposées aux femmes a protesté en manifestant devant sa faculté en sous-vêtements. Elle a été immédiatement arrêtée et aurait été internée en psychiatrie.
En Iran, le pouvoir a régulièrement recours à la psychiatrie pour châtier les femmes qui s’opposent aux codes vestimentaires et pour réprimer les dissidences. Aujourd’hui, elle s’appelle Ahou Daryaei ; hier c’est Mahsa Amini qui a été assassinée pour avoir laissé une mèche de cheveux dépasser de son voile.
La violence qui s’exerce quotidiennement contre les femmes, au nom d’un pouvoir masculin institué, n’est malheureusement pas nouvelle. Des femmes et des hommes qui sont entré.e.s en dissidence en ont payé le prix fort, leur vie. D’autres sont déclarés fous/folles ou possédé.e.s.
Elle s’appelle Ahou Daryaei et elle représente aujourd’hui toutes les femmes qui, dans le monde, luttent pour la liberté, et pour que cessent les violences quotidiennes dont elles sont victimes.
Nous demandons la libération immédiate de Ahou Daryaei et de toutes les personnes internées de façon abusive, au moyen d’une instrumentalisation répressive de la psychiatrie.
Paris, le 16 novembre 2024
Le Printemps de la psychiatrie ; Union Syndicale de la Psychiatrie (USP) ; Syndicat des Psychiatres Hospitaliers (SPH) ; Collectif des 39 ; Le Point de Capiton ; Revue Pratiques ; Le Fil Conducteur Psy ; La Criée ;
Le 22 septembre 2024, Michel Barnier a appelé à faire de la santé mentale « unegrande cause nationale ». Depuis plusieurs années, cette volonté politique revient tel un marronnier de communication politique. Là comme précédemment, il n’y a rien à attendre d’un tel gouvernement qui évolue dans un imaginaire politique étriqué alliant réaction, austérité, sécuritaire le tout sur fond de déni de démocratie. Et puis de quelle « santé mentale » parle-t-on ? Pour qui ? Pourquoi ? Et comment ?
La santé mentale est devenue un fourre-tout dans lequel se retrouvent pêle-mêle le marché du bien-être, les grandes souffrances psychiatriques, les difficultés d’adaptation des individus au monde contemporain, les dispositifs et institution de soins et d’accompagnement, le marché de la e-santé mentale.
Cette rencontre a été déclenchée par le courrier que le Printemps de la psychiatrie a envoyé aux député.e.s du Nouveau Front Populaire le 9 août 2024 :
Voici les 7 textes de présentation du Printemps de la psychiatrie (par ordre de prise de parole) : Martin Pavelka, Serge Klopp, Catherine Soulet, Patrick Chemla, Florent Langlois, Florence Harang, Delphine Glachant.