Geneviève, Elodie, Serpsy se souvient…

Geneviève, Elodie, 1999 et 2020, le même silence, le même mépris :

Serpsy se souvient…

Elodie, une infirmière qui travaillait en psychiatrie à Thouars, dans les Deux-Sèvres, est morte le jeudi 13 février, tuée par un de ses patients. L’information ne remuera pas un cil chez ceux qui nous gouvernent. Les médias en parleront à peine.
Elodie avait trente ans et deux enfants. Son patient une vingtaine d’années. Que c’est jeune pour l’une et pour l’autre !
Nous, ses collègues, la pleurons, en serrant les poings. Nulle ne devrait mourir au travail. Surtout quand ce travail consiste à écouter, contenir, accompagner, soigner des personnes en souffrance psychique. Ecouter et non pas contraindre, enfermer, attacher. Nul ne devrait se retrouver dans la situation de tuer son semblable pour gagner un zest de liberté irrémédiablement perdue par le geste même qu’il commet. L’une a perdu la vie, l’autre a perdu sa liberté à tout jamais. L’une est une victime, l’autre est devenu un meurtrier pour le restant de son existence.

Se souvenir des collègues morts pour le soin

Bien sûr, Elodie, n’est pas la première infirmière (ni même la première soignante) à tomber au champ d’horreur. A Serpsy (Soin Etudes et Recherche en Psychiatrie) nous nous souvenons. Chantal et Lucette, infirmière et aide-soignante à Pau en décembre 2004, Mohamed à Lyon en 2001, Geneviève à St-Etienne en juillet 1999 et toutes celles et ceux dont nous n’avons pas entendu parler parce qu’une soignante qui meurt au travail c’est le même non-événement que la mort d’un patient en chambre d’isolement. Ça ne mérite même pas une minute de silence à la chambre des députés.
Sauf pour Pau. Douste-Blazy, le ministre de la Santé de l’époque, s’était déplacé au Centre Hospitalier de Pau et avait rencontré les équipes. Il n’avait pas quitté son ministère pour se lancer dans une campagne électorale. Il ne s’était pas contenté d’un tweet, il n’avait pas envoyé un obscur délégué interministériel. Il s’était déplacé et avait écouté la communauté hospitalière à défaut de l’entendre. Des mesures avaient été prises : sécuritaires certes mais certaines avaient été aussi tournées vers la formation. L’état avait financé jusqu’en 2009 les consolidations des savoir et le tutorat. Qui eut cru qu’un jour nous écririons des choses positives à propos de Douste-Blazy ? Le personnel politique se dégrade autant que la psychiatrie, ceci expliquant peut-être cela.

Emportés par la colère et l’abattement, on dira

Sous le coup de la colère, on dira bien des choses. On dira que c’est ça la psychiatrie, que ce sont les risques du métier, qu’il faut se méfier, ne jamais tourner le dos à un patient. On dira que les délirants, les psychotiques, les schizophrènes, sont par nature imprévisibles. On dira que le manque de moyens, de personnel nous met en danger voire nous condamne à mort, d’ailleurs la plupart d’entre nous se sont fait cracher dessus, ont été menacés, agressés, battus. On dira qu’il faut des lois plus répressives, plus d’UMD, d’UPID, d’USIP, plus d’enfermement, d’isolement et de contention. On réclamera des vigiles comme si ça n’était pas nous qui devrons contraindre, piquer, enfermer, attacher, comme si ça empêchait le moindre drame, comme si, même, ça ne les provoquait pas parfois.
Nous ne savons pas comment le drame est arrivé. En psychiatrie, tant qu’on ignore le contexte d’un acte, on ne sait rien. Il faudrait alors se taire comme nous l’avons fait pour la mort de Geneviève et de Mohamed. Il faudrait se regrouper, se réchauffer entre nous, serrer les poings en priant pour que ça n’arrive pas dans notre unité, dans notre service, pour que ça ne nous arrive pas à nous. Il faudrait aussi dire quelques mots aux usagers qui se sentiront mis en accusation, stigmatisés par l’acte commis par un seul et qui risquent de fuir cette psychiatrie carcérale comme la peste, reculant sans cesse le moment d’entrer dans les soins, et fabriquant en retour des contraintes, des isolements et des contentions moteurs de nouveaux drames. A moins que certains ne préfèrent en finir …

Des mots de 1999 pour parler d’aujourd’hui

Nous nous proposons de simplement reprendre les propos d’Anne-Marie Leyreloup, alors présidente de Serpsy. C’était en juillet 1999. Il n’y avait alors pas de page Facebook, ni de tweet. Le forum Serpsy était le seul lieu à notre disposition pour réagir ensemble : « Geneviève, infirmière qui travaillait dans un hôpital psychiatrique de la Loire est morte, pendant son service, tué par un patient. De tels faits se sont déjà produits dans un passé parfois pas si lointain que cela. De tels faits sont déjà oubliés, rangés dans les archives poussiéreuses de la psychiatrie. Dans cette profession, nous travaillons souvent sur un fil, qui a malheureusement tendance de plus en plus à s’amenuiser. La déstabilisation actuelle de la psychiatrie nous porte d’ailleurs à penser que bien des fils risquent de se casser dans les années à venir. Nous allons devoir être vigilants à ce que nous ne recherchions pas la solution dans un renfermement pour des questions de sécurité. Nous avons choisi cette profession risquée avec le désir de pouvoir en diminuer le danger tout en essayant d’être plus proche de celui qui souffre. La mort de Geneviève a créé une émotion très forte, puisse cette force nous donner le courage de continuer à militer pour une psychiatrie humaine, de continuer à réfléchir, à penser, à écrire tous ensemble pour éviter la fatalité de tels faits. […] Nous nous associons de tout cœur, de toute émotion à la peine de sa famille, de ses amis, de ses collègues. »
Sur ce forum, Denis Reserbat-Plantey, alors éducateur spécialisé en pédopsychiatrie, à Poitiers, avait rajouté pour que nous ne nous trompions pas de lutte : « Où sont les prises de positions dans la cité sur la prise en charge de la souffrance psychique? Bien loin derrière. La souffrance sans les mots c’est de la mort qui tue lentement.
J’espère que votre situation va éclore et se parler, que de plus en plus de gens pourront dire que travailler en psychiatrie, c’est un travail de garde-barrière, de frontalier d’un univers qui parfois fascine, parfois repousse, parfois tue. Et qu’il ne s’agit pas que de primes, de cadres à nommer et autres balivernes mais d’une prise en compte réelle des besoins du personnel, de la mise en place de groupes de paroles, d’intervenants extérieurs, et aussi de mesures concrètes de sécurité dans certains cas, afin de ne pas jouer avec la folie comme avec un ballon cubique aux rebonds incertains. »

Debout les morts !

Nous disons Stop ! Ça suffit la mort qui tue lentement. Trop d’Elodie, de Mohamed et de Geneviève, trop de Chantal et de Lucette ont perdu la vie ! Trop de patients sont enfermés et attachés ! La psychiatrie et chacun de ceux qui y travaillent a besoin de rencontres et d’élaborations collectives, avec les syndicats, avec les collectifs de soignants et d’usagers, avec les associations, les structures officielles. La psychiatrie doit être faite (et défaite) par tous et par chacun. Encore et encore. Debout les morts !

Association Serpsy (Soin Etudes et Recherche en Psychiatrie)

dessin de Magali, réalisé pour accompagner ce texte

Serpsy : Manifeste pour le printemps de la psychiatrie

Manifeste pour Le printemps de la psychiatrie

La psychiatrie n’est pas que l’affaire des économistes, des politiques et des centres experts, elle doit être faite (et défaite)1 par tous, et par chacun. Si les professionnels ont leur mot à dire, les usagers, leurs familles, et tous ceux qui sont susceptibles d’être fragilisés psychiquement par les contraintes qu’une société sans cœur fait peser sur chacun de nous doivent pouvoir contribuer à la construire.

La proximité, une idée neuve en psychiatrie ?

Nous ne pouvons nous satisfaire d’une psychiatrie qui ne serait que le bras armé d’un biopouvoir qui enferme, isole, asservit, normalise, camisole chimiquement et attache les récalcitrants à leur lit. L’intervention du juge des libertés avant le douzième jour n’est pas une garantie suffisante pour des citoyens devenus objets de soins psychiatriques. La certification ne constitue en aucune manière une garantie de respect de la dignité du citoyen « admis » en psychiatrie ainsi que le montrent régulièrement les rapports du CGLPL (Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté). Il ne s’agit pas de réprimer ou d’isoler les troubles du comportement par des contrats de soins contraignants mais de soigner.

Si l’hospitalisation en psychiatrie a un coût, c’est d’abord et avant tout un coût humain. Au traumatisme généré par l’hospitalisation sous contrainte (le sujet est relégué dans le registre de la folie), se surajoute une perte d’autonomie, la prescription d’un traitement dont les effets à long terme peuvent être redoutables (15 à 20 ans d’espérance de vie en moins), une stigmatisation sociale qui complexifie la reprise d’une activité professionnelle ou culturelle déjà rendue difficile par les troubles. Une injection mensuelle de traitement retard, une mesure de protection, la fréquentation d’un hôpital de jour, d’un CATTP ou d’un Gem, un appartement thérapeutique ou associatif constituent peut-être un parcours de soin calibré mais ne suffisent pas à remplir une vie.

Il s’agit donc d’éviter l’hospitalisation et de prévenir le déclenchement des troubles et/ou de faire en sorte qu’ils aient le moins de retentissement possible. Des soins de proximité, au plus près du lieu de vie et des institutions que les usagers potentiels fréquentent, peuvent seuls favoriser ce travail collectif. Si l’hospitalisation est parfois indispensable, il s’agit de faire en sorte que les citoyens hospitalisés soient réellement accueillis par des professionnels compétents, c’est à-dire correctement formés, et en nombre suffisant. Cette hospitalisation doit être un temps de soin et non pas d’éradication des troubles. Elle doit faire en sorte d’éviter de couper le sujet de ses liens familiaux ou communautaires. La sortie doit être préparée avec des relais, des professionnels, des proches susceptibles d’intervenir en cas de rechute afin que celle-ci ait le moins de conséquences possibles pour le sujet. Le soin quel que soit le lieu où il se fabrique doit reposer sur la collaboration entre les différents partenaires qui peuvent se mobiliser autour du sujet. Il doit s’appuyer certes sur une clinique précise et régulièrement interrogée mais également sur les ressources, psychiques et sociales, susceptibles d’être mobilisées par le sujet et son entourage.

Des professionnels correctement formés à la psychiatrie et à la relation qu’elle sous-tend

La psychiatrie est une discipline qui n’est médicale qu’en partie. Ses savoirs s’appuient sur la sociologie, l’anthropologie, la phénoménologie, la pharmacologie, l’ethnologie, les sciences cognitives, la psychanalyse, les sciences du soin, la pédagogie, la dynamique de groupe, les techniques d’animation, l’expérience vécue des sujets touchés par leur maladie, etc. Les professionnels qui y travaillent doivent donc pouvoir se référer à ces différents champs du savoir sans exclusive. Ils doivent être formés et remettre régulièrement en cause leurs connaissances. Leur formation initiale doit être améliorée qu’il s’agisse des infirmières, des aides-soignantes qui doivent assumer des tâches pour lesquelles elles n’ont pas été formées, des neuropsychologues et des psychologues cliniciens, et des généralistes qui veulent devenir psychiatres. En ce qui concerne, les infirmières de façon plus spécifique, elles doivent bénéficier de formations universitaires de 2ème et 3ème cycles qui ne se limitent pas aux pratiques avancées.

Une formation continue ouverte à toutes les virtualités du champ psychiatrique doit être pensée indépendamment des critères de l’OGDPC qui ne sont que du semblant et condamnent les petits organismes de formation. Elle doit tendre à être systématique pour tous les nouveaux arrivants et s’adapter aux besoins des soignants chevronnés.

Des pratiques régulièrement interrogées

Le soin en psychiatrie est particulièrement exigeant. Il interroge constamment l’éthique dès lors qu’il s’impose à des sujets contraints. L’abus de pouvoir guette constamment des soignants formés à repérer des symptômes et des troubles du comportement plutôt qu’à adopter une posture compréhensive. S’il convient qu’isolement et contention ne soient imposés qu’en dernier recours, comme le prévoit la loi, il importe que cette nécessité soit interrogée dans l’après-coup en présence de partenaires extérieurs à l’unité qui l’inflige. La participation des usagers à cette réflexion apparaît indispensable.

L’analyse des pratiques doit faire partie du plateau technique de la moindre unité de soins psychiatriques ou médico-sociale. Elle seule permet de prendre un recul suffisant sur ce qui se joue/noue dans la relation au niveau individuel et collectif.

Des réunions cliniques centrées sur le parcours de soin d’un sujet et un seul font aussi partie du plateau technique psychiatrique. Les réunions « catalogues » constituent une course aux symptômes. Il faut un temps minimum consacré à chacun.

Le fonctionnement global des unités doit être interrogé lors de réunions communautaires qui associent soignants et soignés et sont dotés d’un réel pouvoir de changement. Elles doivent être co-animées par soignés et soignants.

Des usagers impliqués

L’implication des usagers doit être recherchée et institutionnalisée à toutes les étapes de leur dit parcours de soin. Au niveau individuel pour tout ce qui les concerne mais également dans un registre collectif pour tout ce qui conditionne l’organisation des lieux de soin. La psychiatrie doit être faite avec les usagers ni pour eux, ni contre eux. Les modalités de cette implication doivent être définies et travaillées avec leurs représentants.

Les familles (parents et conjoints) ne doivent plus être considérées comme des adversaires voire comme les responsables des maux qui accablent leur proche mais comme des partenaires avec lesquels construire le parcours de soin pour autant que leur proche ne s’y oppose pas. Les pressions exercées sur les familles pour signer des SDT même lorsque leur proche arrive de son plein gré et consent aux soins (des directives anticipées ont parfois été rédigées, une personne de confiance désignée en pure perte) doivent être prohibées.

Des professionnels immergés dans la vie sociale

Ces soins de proximité ne peuvent pas reposer sur des professionnels dont l’horizon se limite à l’hôpital. Les liens avec les différents services publics qui travaillent dans la communauté doivent être recherchés, encouragés, mis en travail.

Selon les publics concernés on citera le médico-social à soutenir chaque fois qu’un accompagnement est complexe, les différents foyers d’hébergement, les HLM, les collèges et lycées en pédopsychiatrie, l’ASE, la police en cas de nécessité, etc. Il ne s’agit pas de se fondre dans la communauté mais d’affirmer une présence singulière qui a une fonction de prévention et de soin à remplir.

Innovation et recherche en soin

Cette psychiatrie et cette santé mentale réellement citoyenne et de proximité ne visent pas à répéter inlassablement les mêmes gestes et réflexions, en hommage à nos grands ancêtres, elle se veut vivante, réactive, clinique. La recherche en soin doit être l’œuvre de chacun : usagers, soignants, psychologues, sociologues, familles, collectifs de soins. Elle n’a rien à voir avec le scientisme actuel qui impose ses certitudes, elle revêt les caractères des sciences humaines.

Des moyens appropriés

Cette psychiatrie de proximité qui regroupe aussi des problématiques de santé mentale repose sur des équipes soignantes diversifiées en nombre suffisant pour assumer les fonctions qui lui sont dévolues.

Les CDD courts (d’un à deux mois renouvelables à volonté) doivent être proscrits. Ils concourent à augmenter l’insécurité des équipes soignantes. Ils brisent la cohésion des équipes au sein desquelles cohabitent des CDD courts (parfois jusqu’à 50 %), des CDI et des titulaires. Pourquoi un infirmier en CDD de deux mois prendrait-il le risque de contenir un patient qui s’agite s’il sait que son contrat s’achève dans un mois ? Pourquoi s’interposerait-il face à un patient agressif alors que son collègue touche une prime de risque et lui pas ? Pourquoi se mouillerait-il psychiquement dans une séance d’analyse des pratiques ? Est-ce que ça ne risque pas de lui nuire ? La psychiatrie parce qu’elle repose sur la relation avec un patient qui investit chaque soignant d’une façon différente, sur la connaissance fine de chacun implique des soignants qui restent suffisamment longtemps dans les unités. Sans ce minimum de continuité des soins, il est illusoire et hypocrite de vouloir restreindre les isolements et les contentions.

Les soignants passent plus de temps à coter leurs actes qu’à soigner. Les tâches administratives les débordent et diminuent le temps qu’ils passent auprès des patients avec tout ce que cela implique d’effets pervers en termes d’isolements et de contentions. Les soignants doivent être détachés de ces tâches pour revenir à ce qui constitue leur cœur de métier. Des temps de secrétariat attachés à chaque unité doivent être favorisés.

Les soignants sont contraints par des protocoles qu’ils n’ont pas élaborés et qui, en psychiatrie, sont souvent à côté. Ces protocoles qui visent à prévoir toutes les occurrences d’un problème et à les traiter toutes de la même manière s’opposent au principe d’un traitement qui se veut aussi spécifique que possible (comme les nouvelles molécules proposées en oncologie). Les protocoles de soins utiles doivent être élaborés par les soignants qui en assument la responsabilité et non par des administratifs à distance du quotidien.

Une gouvernance qui favorise le soin plutôt que le fragiliser

La loi HPST, la création des pôles, les GHT qui sont peut-être viables sur un plan économique ne le sont en aucun cas sur un plan clinique dans le sens où ils éloignent la population du soin. Il convient d’en faire l’inventaire, d’évaluer leurs apports et leurs effets pervers. Il conviendra également d’interroger l’adéquation du budget alloué à la psychiatrie avec ses missions. Le budget de la psychiatrie sans cesse rogné depuis des années (voire des décennies) doit  être largement revalorisé, ainsi que le soulignent tous les mouvements de mobilisation actuels.

Contre une psychiatrie exsangue

Le service de psychiatrie est aujourd’hui exsangue, il tourne le dos à ses missions de prévention et de soins et ne se définit plus que par le maintien et l’aggravation d’une psychiatrie uniquement sécuritaire. Les usagers et les professionnels se désespèrent devant la disparition progressive des moyens cliniques et humains alloués à ce champ qui fait face à la désespérance humaine souvent générée par la société elle-même.

Il y a aujourd’hui urgence à nous mobiliser pour une psychiatrie de proximité, une psychiatrie réellement citoyenne. C’est à partir des expériences de terrain dans les collectifs de soin et les structures médico-sociales, que nous pouvons refonder ensemble la psychiatrie et la politique de secteur en lien avec l’ensemble des acteurs de la vie sociale. C’est une invention combative que nous savons vivre dans mille endroits que nous désirons mettre en forme.

L’association Serpsy (Soin, études et recherche en psychiatrie) créée en juin 1998, rassemble des soignants (psychologues, infirmiers, art-thérapeutes), des psychiatres, des cadres, des travailleurs sociaux (éducateurs et assistantes sociales) et des usagers. Elle soutient le Printemps de la psychiatrie et toute action contenue dans ce manifeste.

Pour cela, nous appelons à Un Printemps de la psychiatrie  (et de la santé mentale et de la folie) qui se tiendrait au printemps 2020 à Paris.

Association SERPSY (Soin, études et recherches en psychiatrie)

1 GENTIS (R), La psychiatrie doit être faite/défaite par tous, Maspéro, 1973