Manifeste pour une fédération des pratiques

Manifeste pour une fédération des pratiques

Depuis plus de 20 ans, le champ de la folie a connu une destruction renforcée des institutions par les politiques de « santé mentale », destruction s’appuyant sur un utilitarisme économique et subjectif avec son cortège de découragement et de résignation.   Les analyses critiques expliquant la destruction de la psychiatrie dans un sens humaniste et émancipateur abondent. Devant ces éclairages tant pertinents qu’accablants, les perspectives proposées se fondent souvent sur des formes ou des modèles préexistants (le secteur, le conseil national de la résistance, la psychothérapie institutionnelle etc.). S’il est nécessaire et même indispensable de s’appuyer sur l’histoire des pratiques, des luttes et des rêves de séquences antérieurs, ils ne peuvent suffire pour résister au présent. La posture de résistance est elle-même insuffisante tout comme celle de défense des acquis.   Une nouvelle strate est à construire, un support pour nous rassembler, retrouver de l’énergie, et reconstruire l’imaginaire de nos praxis en échangeant entre nous.   Depuis dix ans, nous assistons à des émergences créatrices de nouvelles formes de pratiques et de luttes, de nouvelles circulations entre des lieux (qu’ils soient de soins, de création, d’espaces citoyens et associatifs), entre des personnes autrefois séparées par des catégories étanches (usagers-patients, familles, professionnels). Toutes ces pratiques inédites ne sont ni suffisamment visibles ni suffisamment audibles dans notre société. Pourtant elles existent et concourent à fabriquer du nouveau là où elles existent.   Depuis dix ans ces formes nouvelles de liens se construisent partir d’autant de lieux différents qu’il y a de pratiques et de personnes désireuses de les faire vivre (cliniques, politiques, militants, associatifs…). Aujourd’hui, un lieu de rassemblement apparaît nécessaire puisque ces formes instituantes s’appuient toujours sur un certain rapport à l’institué, que ce soit celui d’un service public, d’une association, d’un syndicat, d’un collectif ou autre. Or l’époque est à la destruction de ce qui est institué dans une direction non utilitariste (les services publics dont l’hôpital public, les protections et sécurités sociales, les associations etc.), ce à quoi nous nous confrontons au quotidien dans nos lieux de travail, de soins, de vie.   Pourtant dans cette fragmentation du lien social – et peut-être dans une certaine mesure à partir d’elle- de nouvelles articulations dans les pratiques surgissent. Au cloisonnement toujours plus intense des établissements, des personnes et des statuts de chacun répondent de nouvelles circulations entre les gens et les institutions. Nous pensons à l’émergence du TRUC (terrain de rassemblement pour l’utilité des clubs) où des collectifs de soins (patients et soignants) se retrouvent de façon régulières et itinérante pour discuter, construire, fédérer des initiatives et des désirs à partir de leurs pratiques locales.   Nous pensons également à de nouvelles façons de s’associer et de penser le politique entre « usagers »/patients, professionnels, ex-psychiatrisés, chercheurs, universitaires, artistes, citoyens (l’association Humapsy, le CRPA, le collectif des 39, la Main à l’oreille, le RHAPP, le confCAP et le collectif CAP Droit, le fil conducteur, la FIAC, la Criée…) Nous pensons à celles et ceux qui tiennent – ou tentent de tenir- là où ils sont avec des supports divers (syndicats, collectifs soignants, réseaux militants, associations, mouvements sociaux). Nous proposons de rassembler ces initiatives pour continuer de construire ces nouvelles circulations, pour échanger, tenir et inventer localement et, en se rassemblant, de créer une strate plus large au niveau de la société. Le pari serait de construire un lieu de rassemblement sur le mode fédératif, à partir des pratiques collectives qui se confrontent aux réalités concrètes et qui tentent de les transformer. En se passant de tout centre dirigeant, de tout programme pré-établi, mais en se tenant au plus près du surgissement clinique et politique. Et en incluant toutes les initiatives existantes qui voudraient s’y adjoindre, en enrichissant ainsi cette nouvelle forme qui s’appuierait ainsi sur les strates précédentes.   Nous sommes toutes et tous des fragments de la société qui peuvent se rassembler, agencer de nouvelles formes, composer de nouvelles forces. Quoique présente depuis quelques décennies, la situation est nouvelle et impose d’y répondre de façon nouvelle, d’où la nécessité d’une nouvelle forme à construire en commun. D’où cet appel destiné à tous ceux qui se sentiraient concerné(e)s, et aimeraient se coordonner, sur un mode qui reste à construire en tenant compte des singularités mais aussi de la nécessité d’un rassemblement.   Pour le forum du samedi 2 juin des rencontres de la Criée.  

Signatures des personnes et collectifs:

Association La Criée, CRPA, Association La Colifata, Humapsy, Association Les Psycausent, Association Et Tout et Tout, Le Fil Conducteur Psy, Comission Psy, soins et accueil, le collectif soignant La Ratroupe (les Murets), Sébastien Daux – Président du GEM La Locomotive, Céline Pascual Vidal – Association Culturelle du personnel de Saint Alban, André Bitton – Président du CRPA, La FIAC…

Alain Abrieu, Mathieu Bellahsen, Michèle Benhaïm, Agnes Beorchia, Cecile Bourdais, Philippe Bichon membre des 39, André Bitton président du CRPA, Pascal Boissel CN USP, Jean Michel Carbunar, Christophe Chaperot, Patrick Chemla, Pierre Dardot, Géraldine Delcambre, Sandrine Deloche, Emmanuel Kosadinos CN USP, Christian Laval, Daniele Levy, Fanny Lung – président de la SOFOR, Jean Pierre Martin CN USP, Magali Miane, Simone Molina, Marie-France Negrel, Raymond Negrel, Françoise Nielsen, Alfredo Olivera, Severine Ouaki, Christelle Pourrier, Benjamin Royer, Serge Klopp, Marc Pélissier, César Forcioli, Pierre Kammerer, Annie Topalov, Pascale Hassoun, Manuel Tavares, Djohar Ghersi, Olivier Apprill, Fabienne Asiani, Virginie Perilhou, Jérôme Costes, Patrick Estrade, Françoise Attiba, Elisabeth Forveille, Armelle Godet – bénévole Unafam-Marne, Anne-Marie Charlier – bénévole UNAFAM, Franck Drogoul, Pierre Delion, Julie Mestrude, Marie-Jean Sauret, Sylvia Trinché, Jean-Pierre Genevieve, Sabrina Palumbo…

Manifeste

Ce Manifeste a été été diffusé à la veille de la Manifestation du 22 janvier « Journée nationale de la psychiatrie ». Il est proposé à la signature de chacune et chacun. Il est un appel à réinventer une psychiatrie émancipatrice du sujet.

Pour un renouveau des soins psychiques

La psychiatrie et la pédopsychiatrie n’en peuvent plus. Depuis déjà plusieurs décennies, ceux qui les font vivre ne cessent de dénoncer leur désagrégation et de lutter contre le déclin dramatique des façons d’accueillir et de soigner les personnes qui vivent au cours de leur existence une précarité psychique douloureuse. En vain le plus souvent. Ce qui est en crise, c’est notre hospitalité, l’attention primordiale accordée à chacun et à un soin psychique cousu-main, à rebours du traitement prêt-à-porter standardisé qui se veut toujours plus actuel. Les mouvements des hôpitaux du Rouvray, Le Havre, Amiens, Niort, Moisselles, Paris… ont su bousculer l’indifférence médiatique et rendre visible au plus grand nombre le chaos qui guette la psychiatrie. Pour percer le mur du silence, il n’aura fallu rien de moins qu’une grève de la faim …
Devant cette régression organisée, nous nous engageons tous ensemble à soigner les institutions psychiatriques et à lutter contre ce qui perturbe leur fonctionnement. Patients, soignants, parents, personnes concernées de près ou de loin par la psychiatrie et la pédopsychiatrie, tous citoyens, nous sommes révoltés par cette régression de la psychiatrie qui doit cesser. Il s’agit pour nous de refonder et construire une discipline qui associe soin et respect des libertés individuelles et collectives.
Contrairement à la tendance actuelle qui voudrait que la maladie mentale soit une maladie comme les autres, nous affirmons que la psychiatrie est une discipline qui n’est médicale qu’en partie. Elle peut et doit utiliser les ressources non seulement des sciences cognitives, mais également des sciences humaines, de la philosophie et de la psychanalyse, pour contribuer à un renouveau des soins axés sur la reconnaissance de la primauté du soin relationnel. Notre critique de ce qu’est devenue la psychiatrie ne peut faire l’impasse sur la responsabilité de ses gestionnaires.
Les avancées de la recherche scientifique ne peuvent durablement être confisquées par des experts auto-proclamés dont les liens avec l’industrie pharmaceutique sont parfois suspects. Les savoirs scientifiques ne doivent pas servir d’alibi à des choix politiques qui réduisent les sujets à un flux à réguler pour une meilleure rentabilité économique. Nous sommes face à une véritable négation du sujet et de sa singularité, au profit de méthodes éducatives, sécuritaires ou exclusivement symptomatiques. Les interdits de pensée sont devenus la règle d’une discipline où l’on débat de moins en moins. La psyché humaine est tellement complexe qu’elle n’obéit à aucune causalité, simple et univoque, et se moque des réductions idéologiques. Toute approche privilégiant une réponse unidimensionnelle est nécessairement à côté. Nous récusons, dès lors, toute politique d’homogénéisation des pratiques. Une politique qui détruit la cohérence des équipes et instrumentalise la parole des patients fige la capacité d’inventer à force d’injonctions paradoxales, dans la nasse de discours sans épaisseur et mortifères.
Aussi, si les budgets de la psychiatrie et de la pédopsychiatrie, sans cesse rognés depuis des années, doivent être largement revalorisés, comme l’exigent toutes les mobilisations actuelles, c’est l’appauvrissement des relations au sein des lieux de soins qui est notre souci premier. La standardisation des pratiques protocolisées déshumanise les sujets, patients et soignants. Le recours massif aux CDD courts, le tarissement organisé de la formation continue, l’inadéquation des formations initiales qui privilégient cours magistraux et visionnages de DVD sans interactions entre les étudiants et leur formateur, contribuent à la désagrégation des équipes au sein desquelles le turn-over est de plus en plus important. La continuité des soins et la cohésion des équipes en sont durablement compromises. Nous devons opposer à cet état de fait la spécificité de la maladie psychique, qui sous-tend la nécessité d’une approche singulière et d’un travail spécifique d’équipes pluridisciplinaires en institution psychiatrique ainsi que dans le médico-social, et la co-construction d’alliances thérapeutiques fécondes avec les personnes accueillies. C’est tout le monde de la psy et des psys, en institution ou pas, qui est concerné.
Nous voulons en finir avec l’augmentation continuelle du recours à l’isolement et à la contention, la contrainte doit cesser d’être la norme. Le droit des patients, hospitalisés ou non, est régulièrement ignoré, volontairement bafoué. Cette violence institutionnelle, régulièrement condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, touche en premier lieu les soignés, mais affecte aussi les soignants. La psychiatrie et le secteur médico-social doivent pouvoir s’appuyer sur des équipes stables avec des personnels non interchangeables quel que soit leur statut. Ils doivent pouvoir bénéficier d’un assise solide qui autorise la parole et propose de véritables évolutions de carrière.
Au-delà du soin, nous voulons travailler à des accompagnements alternatifs, nouer des liens équilibrés avec les différentes associations qui œuvrent dans la cité. Nous voulons multiplier les lieux qui cultivent le sens de l’hospitalité avec un accueil digne et attentif aux singularités de chacun.
Nous nous engageons à participer, organiser, soutenir tout débat, toute action ou mouvement cohérent avec ce manifeste, avec tous les professionnels, leurs syndicats, les collectifs, les associations de familles et d’usagers, et l’ensemble des citoyens qui souhaiteraient soutenir et développer une psychiatrie émancipatrice du sujet.
Debout pour le Printemps de la psychiatrie !

Vos signatures sont à envoyer à l’adresse mail : printempsdelapsychiatrie@gmail.com

Liste des groupes et syndicats signataires

Manifeste pour un renouveau des soins psychiques

Actualité de la psychanalyse à Troyes

Appel des appels (ADA)

Association des psychiatres de secteur infanto-juvénile

Association méditerranéenne de psychothérapie institutionnelle (AMPI)

Les Blouses Noires du Rouvray

CEMEA

CGT du Césame, Angers (49) CGT du CH de Lavaur (81) CGT du CHS de Sevrey (71) CGT du Vinatier (69)

CIPPA

Collectif des 39

Collectif national des psychologues hospitaliers Collectif Psy de St Jacques (Nantes)

La Criée

Ensemble !

Fédération Des Centres Médico-Psycho-Pédagogiques

Fédération des orthophonistes de France

La FEDEXC

La FIAC

Le Fil conducteur Psy

France Insoumise

GEFCA

Génération.s

Humapsy

Inter-collèges des psychologues hospitaliers

NPA

PCF

Pinel en lutte

Le Point de Capiton

Pratiques, les cahiers de la médecine utopique.

Les Psy causent

Psychiatrie Parisienne Unifiée Psy soins Accueil

La Rattroupe, collectif soignant

Réseau Européen des Santé Mentale Démocratique

SERPSY

Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux (SPH)

Fédération Sud Santé Sociaux

Union Syndicale de la Psychiatrie (USP)

 

Vos signatures sont à envoyer à l’adresse mail : printempsdelapsychiatrie@gmail.com

 

Signatures individuelles

A

Alain Abrieu, psychiatre de secteur, AMPI, Marseille Angélique Adam, psychomotricienne Madeleine Alapetite, directrice de la FIAC Marie Allione, psychiatre des hôpitaux honoraire, psychanalyste Claude Allione Dominique Amy, psychologue clinicienne Olivier Apprill, psychanalyste Béatrice Audren, éducatrice spécialisée  

B

Elisabeth Baldo, psychiatre de secteur, chef de pôle, Aix-en-Provence Isabelle Basset, psychologue clinicienne, CHPP, Amiens Mireille Battut, présidente de La main à l’oreille •  Laurence Beer PH intersecteur pédopsychiatrique 78-I-03 Patrick Belamich, président de la FDCMPP Mathieu Bellahsen, psychiatre – chef de pôle, EPS de Moisselles Yasmine Benchorab, infirmière GHU ex-Maison-Blanche Jean-Paul Bernier, parent concerné Hakima Berrada, retraitée de l’enseignement supérieur Dominique Besnard , militant des CEMEA et membre des 39 Manon Besson, psychologue en pédopsychiatrie, Lens Philippe Bichon, psychiatre, Clinique de La Borde Eric Bogaert, psychiatre Pascal Boissel, psychiatre, président de l’Union Syndicale de la Psychiatrie Hervé Bokobza, psychiatre, fondateur du Collectif des 39 Christine Bonnauron Cécile Bourdais, enseignante-chercheure en psychologie, Collectif des 39 et Psy soin Accueil Sophie Bozzolan Catherine Branche, orthophoniste Fethi Brétel, psychiatre, Rouen Laure Brun, psychologue

C

Anna Cagnet, psychologue Cyrille Canetti, psychiatre chef de service SMPR Paris-La Santé Isabelle Canil, orthophoniste, Toulouse Anne-Marie Carafray Lydie Cartaud, orthophoniste Alain Chabert, psychiatre, USP Jean-Michel de Chaisemartin, psychiatre des hôpitaux honoraire, USP Bertrand Chavaroche, poète, militant Cemea Christian Chaudru Patrick Chemla, psychiatre chef de pôle Reims, psychanalyste, anime le Centre Artaud et l’association la Criée Hélène Chamboredon Maud Charuel, orthophoniste Delphine Chevet, enseignante, Sénart Claude Claverie, psychiatre, collectif-rencontres St Alban Bénédicte Cogneau, orthophoniste CMPP Anne Cognet, psychologue Bernard Comte, psychiatre, chef de pôle, EPSM de la Marne Alexandra Colinet Kathy Cordonnier, master 1 psycho Paris 7 Jérôme Costes, infirmier en psychiatrie René Coucke, pédopsychiatre retraité,psychanalyste Agnès Coulon, pédopsychiatre, psychanalyste Saintes Flore Courtes, orthophoniste Marie Cousein, psychanalyste, pédopsychiatre, Saint-Denis

D

Véronique Dagens, pédopsychiatre, CH Th. Roussel, Montesson Dominique Damour, Collectif des 39 Guy Dana, psychiatre, psychanalyste Hélène Davtian, psychologue clinicienne Debere Nicole Delphine Delefosse, psychologue clinicienne, CAMSP Manosque Pierre Delion, professeur de psychiatrie Sandrine Deloche, psychiatre des hôpitaux, Paris Yves de l’Espinay, cadre infirmier formateur Sylvie Delpech, pédopsychiatre PH secteur 94I01Parviz Denis, psychiatre, praticien hospitalier, membre de l’ADA Isabelle Deparpe, cadre de santé Julie Deplanne, psychologue clinicienne, Poitiers Annick Derobert, ancienne usagère de l’institution psychiatrique Gérard Desbourdes Catherine Dheret, psychologue en pédopsychiatrie, CHS Bourges Luc Diaz, psychanalyste psychiatre, Castelnau le lez Yann Diener, psychanalyste, psychologue, CMP enfants Paris Serge Drylewicz, psychiatre PH honoraire, ancien chef de service Audrey Ducrot, psychomotricienne Marie-Laure Duhamel, orthophoniste Bernard Durand, ancien président de la fédération Croix-Marine Annie Durieux

E

Lysia Edelstein, psychologue clinicienne Véronique Egal, psychiatre psychanalyste, GrenoblePatrick Estrade, infirmier de secteur psychiatrique

F

Noélie Falguière, psychiatre, EPS Ville-Evrard Claire Favrot-Meunier, psychiatre, psychanalyse Sylvie Ferrand, psychomotricienne en ITEP Frédérique Feynerol, psychologue clinicienne CMP enfants Montrouge 92 Cécile Fiette, psychologue, psychanalyste Marie-Edith Fleutot Emmanuelle Forner, psychanalyste, Lannion Françoise Fressonnet, psychologue, anthropologue Dominique Friard, infirmier de secteur psychiatrique, superviseur d’équipes, rédacteur en chef adjoint de Santé Mentale

G

Roger Gairin-Calvo, parent Olivier Galès, psychiatre médecin chef à la SPASM, psychanalyste Catherine Gallais, psychologue clinicienne Paris Annie Garel, pédopsychiatre, ancienne directrice médicale CAMSP, Rennes Philippe Gasser, Vice-président de l’Union Syndicale de la Psychiatrie, Uzès Jean-Christophe Gaston Martine Gauthron, psychanalyste Pascal Gentil, instituteur spécialisé RASED Fabienne Ghnassia, enseignante retraitée Yves Gigou, Collectif des 39, CEMÉA Delphine Glachant, psychiatre des hôpitaux, Union syndicale de la psychiatrie, Les Murets Rachel Grasland, infirmière en psychiatrie, Landerneau Christine Godeau, psychologue clinicienne Bernard Golse, pédopsychiatre-psychanalyste, chef du service de pédopsychiatrie de l’hôpital Necker-enfants malades, professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’université Paris Descartes, président du CIPPA Roland Gori, psychanalyste, professeur honoraire de psychopathologie à Aix Marseille Université, président de l’Appel des appels Monique Goutte, parent concerné Michel Gribinski Christian Gros, cadre infirmier, coordonnateur Psy PACA CGT Claire Guérin, directrice Maison des adolescents 33

H

Geneviève Haag, pédopsychiatre en retraite, psychanalyste Hardy Ombeline, infirmière en psychiatrie, hôpital Ste Anne Alice Herbulot, professeur des écoles, patiente et citoyenne Martine Houlier Anne-Marie Houzet, ISP retraitée 

I – J – K

Noémie Illos, psychologue en pédopsychiatrie Liliane Irzenski, pédopsychiatre, psychanalyste, Collectif des 39 Sophie-Emmanuelle Jarlaud, psychologue clinicienne, CH Les Murets Marc Jehanno, infirmier, hôpital st Jacques Nantes Serge Klopp, PCF, Collectif des 39 Emmanuel Kosadinos, psychiatre des hôpitaux, EPS de Ville-Evrard Clara Krinian, psychologue clinicienne

L

Nicolas Laadj, SUD Santé Sociaux Thierry Lalloue, cadre infirmier formateur en IFSI Yves Larose, infirmier en psychiatrie, Bourges Jean-Claude Laumonier, infirmier cadre de santé retraité le Rouvray, NPA Jean-Marie Laurent, moniteur à la clinique de la Chesnaie Catherine Laval, pédopsychiatre de secteur, collectif des 39 Guy Laval, psychiatre, psychanalyste, association de psychanalyse internationale Philippe Lefebvre Marie-Paule Le Ninan, orthophoniste Anne-Marie Leyreloup, présidente SERPSY Jean-Michel Louka, psychanalyste Paris

M

Paul Machto, psychiatre, psychanalyste, Montfermeil Camille Maillard, psychologue clinicienne, CMP enfants Boissy et adultes Massy Sophie Mappa, psychanalyste Nora Markman, psychanalyste Jean-Pierre Martin, Ensemble ! Claudia Mascarenhas Fernands Marie-Anne Meunier Louisette Meier, ISP Mylène Myon, IDE Béatrice Miscopein, psychiatre CH Gonesse Simone Molina, Le Point de Capiton Jocelyne Monneret, enseignante retraitée Marie Moquillon, psychologue CMP bébé Chagall Angers Marina Morel Isabelle Moulin, infirmière art-thérapeute Nicolas Moulin, infirmier en psychiatrie

N – O

Pascale Nassivera, psychologue clinicienne Le Rouvray Gilles Nester, pédopsychiatre Christie Nestet, thérapeute mère/enfants Nidiau, patient, unité psy complexe, Macon, PCF Séverine Ouaki, psychologue clinicienne

P

Magali Pataine, Clelles Pierre Paresys, psychiatre de secteur, vice-président de l’Union Syndicale de la Psychiatrie Catherine Paulet, psychiatre, praticien hospitalier exerçant en milieu pénitentiaire Véronique Pautrel, psychologue Césame, Angers Martin Pavelka, pédopsychiatre, Association des Psychiatres du secteur Infanto-juvénile Florence Pazzottu, écrivain Jean-Louis Pedinielli, professeur de psychopathologie retraité Nicolas Pellizzari, infirmier en psychiatrie, syndicaliste, étudiant M2 psycho Virginie Perilhou, infirmière en psychiatrie Jean-Philippe Pernet, infirmier en service psychiatrique au Luxembourg Anne Perraut-Soliveres, cadre supérieur infirmier retraitée, directrice de rédaction de la revue Pratiques, cahiers de la médecine utopique Véronique Philippe, orthophoniste Jean-Claude Picavet, chercheur en sociologie des temporalités Jacky Pierson, plombier retraité Marie-Pierre Pinardeau, psychologue Blandine Ponet, infirmière en psychiatrie, Toulouse Benoit Ponsot, psychanalyste Mathias Poitau Benoit Ponsot, psychanalyste Chantal Potart, pédopsychiatre Esquirol 94 Cécile Potel, étudiante éducation spécialisée Jérôme Pradère, psychiatre, CH Argenteuil Marie-Fred Procureur, éducatrice spécialisée en IME

R

Maéva Rahal, orthophoniste Odile Raimbault, orthophoniste CMP enfant Séverine Ravachol Marie-Claire Reppel, pédopsychiatre Fanny Rebuffat, interne en psychiatrie, La Criée, Reims Laurence Renaud, « personne avec expérience psychiatrique « , Réseau Européen pour une Santé Mentale Démocratique /psysoinsaccueil debout Jean-Paul Richier, psychiatre CH Paul Guiraud, Villejuif Chloé Ritz, psychologue, psychanalyste, CIPPA Sylvie Riu, psychiatre libéral, Strasbourg Gérard Rodriguez, cadre supérieur de santé, EPSM de la Marne Manon Rodriguez, psychologue clinicienne Evelyne de Roissart, parent, Bruxelles Joseph Rondeau, psychologue clinicien, psychanalyste, EPS Prémontré 02 Pascale Rosenberg, USP, psychiatre, directrice du CMPP Henri Wallon à Sainte Geneviève des Bois

S

Frédéric Sales, psychiatre des hôpitaux honoraire Pascale Salman, psychologue Jean-Claude et Rosette Schmidt, retraités de l’éducation nationaleDanièle Silva, psychologue Danielle Simonnet, psychologue de l’éducation, conseillère de Paris, oratrice nationale pour la France Insoumise Audrey Sykes, psychologue EPS Ville-Evrard

T

Camille Tamarelle, psychiatre, Bordeaux Edine Tchambe Dominique Terres, psychiatre, psychanalyste, membre de l’ADA Philippe Thivat, éducateur spécialisé, IME, à Saint Loy les Mines, 63 Jocelyne Toledo, cadre de direction en établissement médicosocial Cécile Toucane, infirmière en psychiatrie, CHU Nantes Patrick Touzet, infirmier cadre, CH les Murets Fathi Traore Corinne Treuillot Jonathan Treuillot, assistant de service social, hôpital Ste Anne Patrick Troubadour, ISP retraité, formateur en santé mentale, musicothérapeute Jean-Jacques Tyszler, psychiatre, psychanalyste, directeur CMPP

U – Z

Caroline Urbain, orthophoniste CMPP Michelle Vacher-Fayol Laura Varin, orthophoniste Marie-Claude Vastra, aidante, proche d’un patient en dépression sévère Danielle Vernet Monique Verry Philippe Viard, psychologue, CGT Creuse Marion Villechenon, psychologue Aïcha Youb Jehanno, infirmière, hôpital St Jacques Nantes