La psy se déchaîne pour le printemps de la psychiatrie!

Printemps de la psychiatrie : Jeudi 21 mars 2019 dès 9h30 au 47 Bd de l’hôpital à Paris.

Un an après les premières mobilisations dans les lieux dévastés par vingt ans de psychiatrie au rabais, de coupes budgétaires et d’abandon des plus fragiles, nous nous retrouvons ensemble, usagers, familles, professionnels, tous les citoyens pour construire la psychiatrie que nous voulons.

Jeudi 21 mars 2019 se tiendra la première mobilisation pour un « printemps de la psychiatrie ». Un an après les premières mobilisations des soignants dans les lieux dévastés par vingt ans de psychiatrie au rabais, de coupes budgétaires et d’abandon des plus fragiles et profit de technologie « new age » pour les plus aptes à se conformer aux normes attendues, nous nous retrouvons ensemble, usagers, familles, professionnels, tous les citoyens pour construire la psychiatrie que nous voulons, psychiatrie au sens large : de l’enfance à la vieillesse, du sanitaire au social.

A l’appel des Pinel en Lutte d’Amiens, la mobilisation nationale du 22 janvier 2019, en plein cœur de l’hiver (et sous la neige), a été une réussite.

Réussite car, pour la première fois, nous avons construit un front large composé d’acteurs de tout bord de la psychiatrie (usagers, familles, professionnels), de tout lieux (Rouen, Le Havre, Amiens, Niort, Saint Etienne, Château Renault, Le Mans, Paris et sa banlieue, Marseille, Lavaur, Besançon, Reims, Caen etc. etc.)

Réussite car c’est au ras des pratiques que nous nous sommes situés : pratiques indignes généralisées (contention, isolement, soins sous contrainte en croissance perpétuelle), pratiques protocolisées et déshumanisantes des usagers et des personnels qui entendent affronter la réalité en l’évitant (cocher des cases plutôt que s’occuper des personnes réellement, faire du dépistage précoce sans penser l’accompagnement au long cours et les soins tardifs…).

Réussite car nous avons liés les questions qui traversent l’ensemble du champ psychiatrique : de l’enfance à la vieillesse en passant par l’âge adulte ; de la maladie au handicap, du sanitaire au social en passant par le médico-social ; du public à l’associatif.

Réussite car l’enjeu se situe au niveau de réinventions concrètes de la psychiatrie avec et par les premiers concernés (usagers et familles) en tenant compte de la spécificité du milieu (rural, urbain, riche, pauvre etc.), de la spécificité des personnes et de la spécificité de la psychiatrie qui n’est ni une médecine comme une autre, ni une pratique tournée uniquement vers l’ordre public ou la normalisation des comportements des plus jeunes aux plus vieux.

Réussite car, depuis dix ans, des luttes ont été menées au sein de la psychiatrie et de la société sans réussir vraiment à s’originer dans ce ce que les uns et les autres vivaient au quotidien.

Réussite car, depuis plusieurs semaines, la société est en train de comprendre les maux profonds que traversent la psychiatrie et n’amalgame plus de façon simplistes les faits tragiques à une population à contrôler, à normaliser, à enfermer voire à abandonner encore plus.

La mobilisation du 3 novembre à Amiens puis du 22 janvier à Paris ont ouvert de nouvelles perspectives au sein de la société : c’est à la santé de tous qu’il faut s’intéresser, dans sa réalité la plus concrète et la plus brute. Le collectif du printemps de la psychiatrie est né dans ce sillage.

Ce ne sont ni les annonces du ministère avec une rallonge budgétaire en forme de cataplasme sur jambe de bois, ni la « mission flash sur le financement de la psychiatrie » -qui veut aggraver la situation en finançant les établissements selon leur degré d’obéissance aux normes technocratiques dictées par la HAS et les ARS-, ni les déclarations d’intention du président de la République qui arrêteront ce mouvement.

Nous ne sommes pas dupes… Car nous sommes au plus près de ces pratiques destructrices qui désagrègent les liens de proximités, la connaissance fine des spécificités de terrain.

Nous ne sommes pas dupes car nous pouvons également être au plus près de ce qui s’invente, de ce qui se crée contre et à partir de cette destruction.

Les écarts toujours plus grands en termes d’accès aux soins se confirment et expliquent aussi les mobilisations des gilets jaunes depuis novembre. Les déserts de services publics et les déserts médicaux prolifèrent à la mesure que des concentrations, des mutualisations, des rationalisations et des « fluidifications ». L’appauvrissement généralisé des populations, en termes financiers mais également en termes de relations humaines, constitue l’une des racines de ces soulèvements.

Nous voyons bien que sous couvert de « virage ambulatoire » c’est au renforcement de l’hospitalo-centrisme que nous assistons. Renforcement d’un hôpital public fait pour traiter l’urgence et la contrainte en abandonnant les plus précaires, les plus pauvres. Renforcement de structures ambulatoires pour normaliser dans le sens du vent actuel : des ordinateurs et des techniques pour les soins plutôt que des humains pour prendre soin. Ce dont témoigne la thématique de cette année pour les semaines d’information en santé mentale (santé mentale et numérique).

Le virage ambulatoire concorde avec l’ouverture de nouveaux marchés pour le privé lucratif, pour les laboratoires et les firmes vendeuses de méthodes toutes faites. Il concorde aussi avec de nouveaux déserts pour les citoyens les plus fragiles, de nouvelles exclusions pour les plus précaires.

Virage ambulatoire oui, mais pas simplement virage financier et de dégraissage.

Loin des « grands débats » cadenassés par la méthodologie officielle du gouvernement, loin des lobbys au service de cette vision des services publiques privatisés, le printemps de la psychiatrie est l’occasion de se mobiliser là où l’on est, d’organiser des forums et des agoras dans les temps à venir.

Le premier forum se tiendra ce jeudi 21 mars à 13h place de la République à l’issue de la manifestation pour lancer cette construction de la psychiatrie, au sens large, que nous voulons. A quoi rêver ? Quel imaginaire créer pour sortir de celui de l’entreprise et de sa rentabilité appliquée aux services publics, au service à la personne ?

La question n’est pas seulement financière, elle n’est pas seulement celle des moyens. Les moyens sont des moyens de faire autrement. C’est à cet autrement que nous devons nous atteler. Autrement, c’est-à-dire sur la base d’une nouvelle trame d’un nouvel imaginaire pour nous toutes et tous et pour la société.

Ce premier forum place de la République se poursuivra deux jours plus tard avec le printemps de la psychiatrie le samedi 23 mars à 14h à la parole errante à Montreuil (9 rue François Debergue) à l’invitation du TRUC (Terrain de Rassemblement pour l’Utilité des Clubs thérapeutiques). Le TRUC reçoit ce jour-là la FEDEXC (la fédération des exceptions) et toutes celles et ceux qui oeuvrent depuis plusieurs mois à rassembler « les exceptions » qui construisent des liens ouverts et stables dans des lieux divers.

Pour la clôture des semaines de la folie ordinaire 2019, un autre temps aura lieu le week-end du 30 et 31 mars, toujours à la parole errante à Montreuil.

Nous appelons l’ensemble des personnes et l’ensemble des lieux qui veulent construire une psychiatrie différente, ouverte et accueillante -plus humaine en sorte- et plus respectueuses des Droits de l’Homme et du Citoyen à se rassembler, à organiser des débats qui ne soient ni « grand » comme ceux du gouvernement, ni « haut » comme se nomment nos tutelles (haute autorité de santé, Haut Commissariat à l’égalité des chances, Haut Commissariat à la Transparence de la vie publique etc.), ni l’œuvre de lobbys comme ceux organisés pour « les états généraux de la santé mentale ». Débats à taille humaine qui soient en prise directes avec les réalités locales : difficultés, impossibilités, nouvelles façons de faire, nouvelles émergences. Débats qui ont à cœur de construire un autrement au-delà du simple constat de cette situation dégradée et catastrophique que nous vivons.

Nous avons pour ambition de créer de nouvelles formes de pratiques sur un autre fond de l’air psychiatrique, moins pollué et plus respirable.

 

RDV jeudi 21 mars à partir de 9h30 devant la statue de Pinel à Paris. Face à la situation actuelle, où la surdité de nos tutelles, les catastrophes quotidiennes, face à ce que nous voulons et aux constructions qui seront nécessaires : déchaînons-nous.

Déchaînons nous car cette situation est violente, indigne, crée du désespoir et de la rage.

Déchaînons nous car cette situation transforme la folie en furie.

Déchaînons nous, enlevons ces chaînes symboliques entre les personnes des différents bords des âges, de la folie, du handicap, de la souffrance…

Enlevons nos chaînes réelles, mentales, psychiques et construisons des fils qui nous relient autrement.

Déchaînons nous à la mesure de ce qu’il nous faut construire pour la suite.

 

Déroulé de la mobilisation:

Venez fleuris ou avec des fleurs à partir de 9h30, 47 boulevard de l’Hôpital (square Marie Curie), Métro Saint Marcel, Paris 13ème.

10h : Opération « Pinel en fleurs »

10h30-11h30 : Interventions pour lancer le printemps de la psy 

12h-13h : Manifestation du boulevard de l’hôpital en passant par Bastille jusqu’à République

13h-15 h : Forum citoyen sur la place de la République

15h-16h : AG à la Bourse du travail

 

Appel à manifester le 21 mars

Après la manifestation du 22 janvier à l’appel de Pinel en lutte et de la Psychiatrie Parisienne Unifiée rejoints par des délégations du Havre, de Niort et beaucoup d’autres, le Mouvement pour un Printemps de la psychiatrie appelle à une journée de mobilisation nationale le 21 mars. Des préavis de grève sont déjà annoncés par des syndicats.

APPEL à manifester le 21 mars :

La psychiatrie veut sortir d’une insupportable hivernation qui a vu prospérer chambres d’isolement et contentions. Le soin, l’accompagnement et la relation sont en danger, étriqués par les protocoles, déformés par la certification qui atteste surtout que les procédures sont respectées. Soignants et travailleurs sociaux, eux-mêmes précarisés, sont trop occupés à nourrir les ordinateurs, ce qui les empêche d’être disponibles au quotidien auprès des usagers, des patients et de leurs familles.
L’argument scientifique, plus que jamais, devient un instrument mis au service des restrictions budgétaires.
Ainsi en pédo-psychiatrie, en psychiatrie, dans le médico-social, il est exigé d’établir les diagnostics les plus précoces et les techniques normalisantes les plus sophistiquées, au besoin en faisant appel à des cabinets privés (chers). Dans le même temps, les services publics de proximité sont privés des moyens pour répondre aux besoins, voire supprimés dans les zones les plus précaires, les plus rurales et les plus sensibles.
Les témoignages de cette régression parviennent de partout et cette catastrophe ne peut plus durer.
Le fond de l’air est nauséeux, il est au management brutal depuis de nombreuses années maintenant. L’humain se résume à son utilité économique, à sa performance. En revanche, les dépenses sont toujours plus grandes pour les plus privilégiés (CICE, évasion fiscale de soixante milliards d’euros par an). 
Voilà ce qui a motivé le Manifeste pour un renouveau des soins psychiques et le mouvement du « Printemps de la psychiatrie ».
Le printemps de la psychiatrie est écologique : il prône une psychiatrie « raisonnée », respectueuse de l’environnement des personnes et de la société ; il est adepte des circuits courts et des soins de proximité. Le printemps de la psychiatrie milite pour une recherche publique, transparente, sans conflits d’intérêts et plurielle. Le printemps de la psychiatrie ne durera pas qu’une saison, il s’inscrit dans le temps long des semences et des récoltes. Le printemps de la psychiatrie aspire à être un printemps de la santé et du social. Un printemps de la société.

 

Manifestation à Paris le 21 mars :
Parcours confirmé par la pref ! Venez fleuris ou avec des fleurs à partir de 9h30, 47 boulevard de l’Hôpital (square Pierre et Marie Curie), Métro Saint Marcel, Paris 13ème.
10 h 00 : Opération « La statue de Pinel en fleurs »
11h – 11 h 45 : Graines d’interventions pour expliquer la mobilisation
12 H – 13 h : Marche des jardiniers de la statue de Pinel à la place de la République
13 h – 15 h Récolte de paroles et de propositions lors du forum
15 h – 16 h : AG à la Bourse du travail, salle
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Agenda Mars

MARS 2019, un mois de folie !

14 mars : appel national de la CGT  à  manifester localement.

19 mars :  Manifestation à Paris, mobilisation interpro
Nouvelle journée de grève interprofessionnelle à laquelle se joint la commission de mobilisation du travail social IDF, qui appelle à un nouveau cortège psy, santé, social et à une AG à 17h pour discuter des suites, notamment du 21 mars. RDV à 12h à Port Royal. Soyons encore plus massif que le 05 février dans un cortège visible et dynamique !

21 mars : Manifestation « Printemps de la psychiatrie »
à Paris – 10 H/15 H
Du boulevard de l’hôpital à la République, en passant par la Bastille ! La psychiatrie se déchaîne !

à Reims :  Le 21 mars à 17 H 30, les SDLFO, 9ème édition ! Soirée-débat Connexions… en présence des cinéastes Philippe Borrel et Nicolas Contant, à la Maison commune du Chemin Vert.

23 mars, 14 H : La Parole Errante – Montreuil (93) – Salle du haut, 9 rue François Debergue – M° Croix de Chavaux

14-16h : Après-midi proposée par le Terrain de Rassemblement pour l’Utilité des Clubs (Truc), la Fédération des Exceptions (Fedexc) et le Mouvement pour un Printemps de la Psychiatrie

30 et 31 mars : journées de débats en clôture des SDLFO franciliennes, 2ème édition,  à la Parole errante, 9 rue François Debergue – M° Croix de Chavaux, Montreuil.

Plus d’info ici

 

 

 

 

Préavis de grève le 21 mars (SUD)

entête sudMme Agnès BUZYN

Ministre des Solidarités et de la Santé

14 avenue Duquesne 75350 PARIS 07 SP

Objet : préavis de grève

Madame la Ministre,

La Fédération Nationale des syndicats SUD Santé Sociaux dépose un préavis de grève national le 21 mars 2019 (En ce qui concerne les agent-es et salarié-es soumis-es à des services continus et dont les horaires d’embauche et de débauche débordent les jours et horaires précités, ce préavis couvre ces personnes en amont et en aval de cette journée.)

Ce préavis concerne l’ensemble des personnels médicaux et non médicaux pour :

– les hôpitaux, cliniques, maisons de santé, maisons de retraite, de cure, des soins de suite, les laboratoires, officines pharmaceutiques, cabinets paramédicaux, Ehpad, services d’aide et de soins à la personne, – l’ensemble des structures relevant du médico-social et social, – l’ensemble des structures de l’animation, de l’éducation populaire, de la prévention spécialisée, de l’accueil d’urgence, des services à la personne, travail au domicile, de la petite enfance, des foyers de jeunes travailleur-se-s, auberges de jeunesse, maisons de jeunes et de la culture, organismes de formation, centres sociaux, crèches, du tourisme social et familial, du logement social et d’une manière générale toutes les structures en lien avec un public… – aux salarié-es des OPCA des branches et activités sanitaires, médico-sociales et sociales. Ce champ s’étend à l’ensemble des personnels d’une structure dès lors que cette structure assume une des activités au moins ci-dessus, ainsi qu’aux travailleuses et travailleurs en formation, aux étudiant-es des métiers sanitaires et sociaux, aux retraité-es, aux privé-es d’emploi des secteurs ci-dessus.

Il s’étend également :  aux salarié-es des entreprises sous-traitantes intervenant dans les établissements des secteurs ci-dessus

Pour cette journée de grève, nos revendications portent sur :

– une augmentation des budgets et des dotations globales pour répondre aux besoins sanitaires, sociaux et médico-sociaux de la population, dont la psychiatrie adulte et infanto-juvénile, la protection de l’enfance, la dépendance, le handicap, les dispositifs d’insertion, – une véritable formation pour les professionnels de la psychiatrie, – un seuil minimum de 150 soignant-es pour un secteur de psychiatrie de 60 000 habitant-es, – un recrutement dans tous les secteurs à la hauteur des besoins,

– La prise en compte de la souffrance éthique des professionnel-les face à l’inadaptation des réponses du fait des politiques d’austérité (manque de moyens, absence de place dans les structures qu’elles soient thérapeutiques où éducatives …). – la résorption effective des emplois précaires dans tous les secteurs, avec l’embauche immédiate des contrats aidés, – l’amélioration des conditions de travail, – L’arrêt des politiques de restriction budgétaires, – des moyens pour l’accès aux soins, l’action sociale et médico-sociale, – l’abrogation du décret sur les GHT, – l’abrogation de la T2A, de la loi HPST – Bachelot, de la loi santé – Touraine, de la loi travail 1 – El Khomri, loi travail 2 – Pénicaud ; l’abandon des politiques d’austérité : de la loi NOTRe ainsi que du pacte de responsabilité… – création conséquente de dispositif extrahospitalier, l’arrêt des fermetures et ré-ouverture d’unités d’hospitalisation, – l’arrêt des fusions-absorptions, des suppressions de postes, et des processus de mise en concurrence entre les associations, les établissements publics et le secteur privé lucratif, – un moratoire sur les restructurations et/ou fusion d’établissement, – l’arrêt des attaques faites aux plus démuni-es, comme la remise en cause des contrats jeunes majeurs, de l’assistance aux mineur-es isolé-es non accompagné-es, du soutien à la parentalité… – le respect de l’article L112-3 du CASF par l’Etat et les Départements afin de garantir la prise en compte des besoins fondamentaux de l’Enfance, – l’accès aux droits fondamentaux sur l’ensemble du territoire national, – l’abrogation de la loi 2002-2, l’arrêt des appels à projets, des CPOM, ainsi que toutes ces stratégies de mise en concurrence, de restructuration, de concentration et de marchandisation du secteur, – retrait des lois travail 2016 et 2017

Plus généralement, nos revendications portent sur : – l’augmentation générale des salaires avec un SMIC à 1700€ net, – l’égalité salariale femme/homme, – Une carrière avec évolution linéaire et sans barrage pour tous-tes les salarié-es, – la réalisation d’une étude sur la morbidité des professionnels dont le ministère des Solidarités et de la Santé a la charge, – la réduction du temps de travail, 32h en 4 jours et 30h en 3 nuits par semaine, – le maintien du décret sur la prime d’installation dans les régions et zones tendues qui en bénéficient, – un système de protection sociale unique, uniforme et universel, assuré à 100% par la Sécurité sociale, avec une gestion démocratique par les représentant-es des travailleuses et travailleurs. – la suppression de tous les ordres professionnels, – une loi sanitaire et sociale décidée en tenant compte des attentes des professionnel-les et des usager-ères. – la consolidation et le développement du droit à l’IVG et de son accès – l’arrêt immédiat de la répression envers les militant-es syndicaux-ales, ainsi que de toutes et tous les militant-es qui luttent pour la défense des droits humains ainsi que les militant-es impliqué-es dans des luttes rejoignant nos revendications.

En vous en souhaitant bonne réception, acceptez Madame la Ministre, nos sincères salutations.

Pour la Fédération SUD Santé Sociaux,

Corinne LORAINE

Paris, le 21 février 2019

Fédération SUD Santé Sociaux – 70 rue Philippe de Girard – 75 018 PARIS Téléphone : 01 40 33 85 00 FAX : 01 43 49 28 67 – contact@sudsantesociaux.orghttp://www.sudsantesociaux.org

Appel à la grève le 21 mars (USP)

Levons-nous, ils sont devenus fous !

Parce que notre métier consiste à observer, écouter, laisser du temps à la relation, laisser du temps au silence,
Parce que notre métier consiste à donner du sens aux symptômes plutôt que chercher à les anéantir au plus vite,
Parce que notre métier consiste à échanger avec les soignants, psychologues et tout autre personnel qui entoure le patient, à débattre, à se disputer,
Parce que les protocoles, « prêts à penser défensifs » (Oury), nous entravent dans notre créativité et notre humanité,
Parce que nous ne voulons plus nous laisser engloutir par toutes les tâches administratives,
Parce que nous ne voulons pas être les bras armés d’une société sécuritaire et de moins en moins respectueuse du sujet,
Parce que la rentabilité économique est devenue la règle et nous tue,
Parce que nous voulons continuer à travailler à l’émancipation des patients,
Parce que nous croyons en un Printemps de la Psychiatrie,
Parce que nous souhaitons un renouveau du soin psychique (Manifeste « Printemps de la psychiatrie » )
Nous appelons tous les psychiatres, psychologues et tous les autres personnels soignants, sociaux-éducatifs et administratifs à la grève le jeudi 21 mars et à participer à la manifestation nationale qui se tiendra à Paris et aux rassemblements qui se tiendront partout en France.
Pour une Psychiatrie faite et défaite par tou.te.s. (Gentis)